Le vendredi 10 février 2012

Ottawa va rencontrer les autochtones

7 décembre 2007 | 08h48
ARGENT 

Par: Bernard Plante

Les autorités fédérales vont rencontrer la Première Nation Malécite de Viger (PNMV) dans le cadre du processus d’examen du projet Rabaska. Dans une lettre adressée au grand chef de la PNMV, Ernest-Daniel Nicolas, lettre datée du 6 décembre et dont nous avons obtenu copie, Dominic Cliche de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) propose une rencontre qui aurait lieu à Cacouna au début du mois de janvier.

Les Malécites constituent une petite communauté autochtone. Ils sont un peu plus d’un millier et ses membres se concentrent dans le Bas-Saint-Laurent, notamment dans la région de Rivière-du-Loup. En vertu de jugements rendus par la Cour suprême, le fédéral est tenu de consulter les autochtones qui ont des prétentions territoriales avant de donner son aval à un projet de l’envergure de Rabaska.

Le rencontre devrait réunir des représentants de la PNMV, de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, du ministère des Transports et de Pêches et Océans Canada, deux ministères qui ont des responsabilités au dossier.

Le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras, souligne que cette rencontre fait partie du processus normal d’examen environnemental, mais il souhaite que cette étape se déroule rapidement: «C’est sûr qu’on veut que ça se fasse le plus vite possible. On travaille le projet depuis avril 2004 et nous espérons que les premiers travaux pourront débuter au milieu de 2008», a-t-il dit en entrevue.

Échanges
Dans une lettre qu’il avait fait parvenir à l’ACEE en novembre dernier, le Grand Chef de la PNMV s’était montré froissé du peu d’empressement mit par les autorités fédérales pour honorer leurs obligations. Il soutenait notamment que la petite communauté s’attendait à ce que «la Couronne du Canada agisse avec honneur» dans ce dossier. Et il souhaite discuter des dossiers des projets de terminaux méthaniers (Rabaska et Cacouna) en parallèle.

Ernest-Daniel Nicolas indiquait que sa communauté n’avait pas les ressources financières pour engager ses propres experts et évaluer les résultats de certaines recherches archéologiques. Enfin, il soulignait préférer «pour l’instant» la voie de la négociation à celle des tribunaux.

Dans sa réponse au Grand Chef, Dominic Cliche l’ACEE écrit: «Nous prenons note des enjeux que vous avez soulevés en ce qui a trait aux ressources financières et humaines nécessaires pour bien évaluer et connaître les impacts de ce projet du point de vue environnemental et social, et pour faire des commentaires complets.»

Il dit aussi vouloir s’assurer que la PNMV aura «l’information nécessaire pour être en mesure d’évaluer les impacts du projet sur des droits revendiqués ou issus de traités.»

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