Le samedi 21 novembre 2009

Craintes chez les dépanneurs et épiciers

7 décembre 2007 | 04h00
Journal de Montréal 
 Photo © ARGENT
En vidéo, Georges Pothier s'entretient avec le président de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec, Yves Servais.

Yvon Laprade
Le Journal de Montréal

Les dépanneurs et les épiciers craignent de voir leurs profits chuter « radicalement » avec l’élimination des présentoirs de cigarettes.

« Il y a des commerces qui vont connaître des jours difficiles », analyse Yves Servais, PDG de l’AMDEQ.

Selon lui, un dépanneur qui a un « bon volume » de ventes de cigarettes peut toucher jusqu’à 6 000 $ par an uniquement pour permettre aux cigarettiers d’installer les présentoirs dans son commerce.

« Si les fabricants de tabac n’ont plus de présentoirs, craint-il, il est possible qu’ils cessent de verser ces allocations pour utiliser l’espace du dépanneur. »

Il n’est pas en mesure de déterminer si les cigarettiers vont éliminer ces « incitatifs ».

« Mais on peut s’attendre à ce qu’ils modifient leurs ententes (commerciales), au détriment des propriétaires de dépanneurs et d’épiceries », ajoute-t-il.

Dans cette business, une compagnie de tabac qui veut avoir la meilleure position dans un commerce peut verser 4 000 $ au propriétaire de l’établissement.

Le cigarettier qui se retrouve dans une position moins avantageuse, la deuxième position, versera 2 000 $.

Les dépanneurs vendent ainsi l’espace utilisé par les cigarettiers au pied linéaire.

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