Le samedi 21 novembre 2009

Le Québec entretient une relation ambivalente avec ceux qui réussissent

19 novembre 2007 | 04h00
Yvon Laprade
Le Journal de Montréal | Journal de Montréal 
Louis Roquet Photo © ARGENT
Le Québec entretient encore aujourd’hui une « relation ambivalente » avec « ceux qui réussissent en affaires », selon Louis Roquet.

« On admire bien sûr le talent de nos dirigeants d’entreprises. Mais dès qu’il est question de leur richesse financière, ces derniers perdent des points », constate le président et chef de l’exploitation de Desjardins Capital de risque.

Louis Roquet soumet néanmoins qu’il faudrait accep- ter, en tant que société, que « notre bien-être économique et social dépend de la richesse collective » que nous pourrons générer.

PME

« Il ne faut pas ignorer que notre économie dépend encore largement des PME de moins de 50 employés. Ces PME sont dirigées par des entrepreneurs. Il est important de préparer la relève pour les soutenir », insiste-t-il.

Louis Roquet voit toutefois des signes encourageants dans nos entreprises.

« On a de plus en plus de PDG qui décident de rester plus longtemps au sein de leur entreprise, pour permettre de préparer la relève. Plusieurs ne croient pas à Liberté 55, et ce ne sont pas tous les PDG qui veulent passer leurs journées à jouer au golf à la retraite », dit-il.

Louis Roquet n’est pas sans savoir que les grands canons de l’économie sont frappés durement par les prises de contrôle.

« Nous-mêmes, au Canada, on est en train de perdre nos leaders mondiaux. C’est frustrant de voir nos fleurons partir », ajoute-t-il, au sujet des prises de contrôle d’Alcan et d’Inco.

ylaprade@journalmtl.com

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