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Le dimanche 5 juillet 2009

JOUR 3: Vancouver a imité et talonne maintenant Montréal

17 novembre 2007 | 04h00
Journal de Montréal 
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Montréal doit se spécialiser

Géraldine Martin

Le Journal de Montréal

Centres financiers internationaux : Vancouver talonne Montréal. Ironie du sort, pendant que Montréal se débat pour attirer le jet-set de la finance internationale, Vancouver prend du galon en déployant son propre programme de centres financiers internationaux.

Le programme des CFI offre des avantages fiscaux aux entreprises et aux personnes qui viennent faire de la finance internationale à Montréal.

En 2003, les avantages fiscaux ont toutefois été réduits dans le budget Séguin.

C’est à ce moment précis que Vancouver a décidé de déployer son propre programme de centres financiers internationaux avec la même idée que Montréal : devenir une place financière internationale.

« Vancouver a copié exactement, textuellement notre programme fiscal et le propose depuis que nous ne l’offrons plus », résume Andrée Corriveau, qui a été présidente de CFI Montréal de 2000 à 2005.

CFI Montréal est l’organisme qui fait la promotion de Montréal comme place financière internationale.

Des avantages fiscaux plus généreux

Montréal offre encore son programme, mais dans une moindre mesure que Vancouver. Dans cette ville de la Colombie-Britannique, les experts en finance internationale qui sont admissibles peuvent bénéficier d’une déduction fiscale de 75 % dans le calcul de leur revenu imposable. À Montréal, la déduction a été ramenée de 50 % à 37,5 % en 2003.

« C’est sûr, on perd des entreprises au profit de Vancouver », a confié au Journal, sous le couvert de l’anonymat, une source proche du dossier à Montréal qui n’a toutefois pas été en mesure de citer un nom.

Chose certaine, le programme de Vancouver est en mode croissance. Aujourd’hui, une soixantaine de centres financiers internationaux sont établis là-bas contre une quarantaine en 2004, selon le site Internet The International Financial Centre British Columbia.

Vancouver a également ajouté un volet à son programme.

« Ils donnent des avantages fiscaux à des sociétés de financement de production cinématographique », explique Mme Corriveau, qui dit avoir déjà suggéré cet élément à Montréal.

Avantages montréalais

Malgré l’engouement à l’ouest, Montréal reste devant Vancouver au chapitre du nombre de CFI puisqu’il y en avait 114 d’actifs au 1er juillet dans la capitale économique du Québec.

« Montréal est, en ce qui concerne sa place financière, une ville plus importante que Vancouver », assure Jacques Girard, président-directeur général par intérim de CFI Montréal.

« Il y a des avantages considérables, sur le plan de la main-d’œuvre, à la présence de quatre universités-écoles de gestion reconnues internationalement qui sont autant de facteurs qui aident Montréal à attirer des entreprises », défend le dirigeant.

Outre les avantages fiscaux, les deux villes ont des atouts différents. L’une, par exemple, est plus proche de New York, capitale mondiale de la finance. L’autre est une véritable porte vers l’Asie, en plein boom économique.

Autre exemple : côté qualité de vie, Vancouver devance Montréal mais en ce qui concerne le coût de la vie, c’est l’inverse, selon des données de la firme-conseil Mercer (voir tableau).

√ Appelé à réagir à cet article, Robert Fairweather, président d’International Financial Centre British Columbia, n’a pas répondu aux appels du Journal.

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