Nom d'utilisateur

Mot de passe perdu
Mot de passe

 
Le dimanche 5 juillet 2009

Premier Forum en entrepreneuriat féminin

7 novembre 2007 | 15h03
ARGENT 
Nancy Portelance, propriétaire des Plaisirs Gourmets, Renée Séguin, propriétaire de Regain Groupe conseil et mobilisation d’équipe et Bénédite Séguin, propriétaire de la joaillerie L’Amulette ont participé au 1er Forum de la Capitale-Nationale en entrepreneuriat féminin. © Mélanie Tremblay (Canoë)

Par Mélanie Tremblay
Canoë

Le premier Forum de la Capitale-Nationale en entrepreneuriat féminin s’est tenu ce mercredi au Manoir du Lac Delage. Pour l’occasion, 200 femmes entrepreneures étaient réunies pour échanger au sujet de leurs expériences de démarrage, de développement et de maintenance d’entreprise.

L’événement est une initiative qui s’inscrit dans une entente en matière de condition féminine gérée par la Conférence régionale des élus (CRE) de la Capitale-Nationale en collaboration avec divers partenaires. Le forum, tout comme l’entente, vise à favoriser la mise en œuvre du principe de l’égalité et de la parité entre les femmes et les hommes sur une période de trois ans depuis 2006.

Le forum aura donc permis à des femmes de tête de débattre de différentes questions liées à l'entrepreneuriat féminin, d'échanger sur les besoins et les attentes des femmes entrepreneures et de se constituer un réseau de relations. « À travers diverses ateliers, conférences, discussions et animations, nous avons axé le forum sur quatre grand thèmes: le financement, le réseautage, l’accompagnement et le lancement d’entreprise. Mais le plus important, c’est le réseautage », précise Josée Tremblay, directrice générale de la CRE.

Selon elle, il est plus difficile pour une femme de démarrer son entreprise que pour un homme pour différents motifs. « La dynamique du réseautage est beaucoup moins développée chez les femmes. Le recours à l’exercice financier est plus difficile, car les femmes sont souvent trop prudentes, ce qui leur met des freins de démarrage ou de développement d’entreprise. L’émotivité via le leadership est parfois aussi un obstacle. L’entourage voit parfois la passion et l’émotion comme des aspects nuisant au leadership. La femme ne doit pas se laisser envahir par cette problématique. Elle doit assumer ce qu’elle est et en faire un atout », explique-t-elle.

Exemples
Bénédite Séguin est une jeune femme de 23 ans en affaires depuis déjà quatre ans. Elle possède son atelier de joaillerie, L’Amulette à Saint-Aimé-des-Lacs. En plus de vendre sur place, elle distribue ses bijoux dans plusieurs boutiques du Québec et participe à des salons des métiers d’art. Ayant vécu auprès de deux parents entrepreneurs, étant passionnée d’art et voulant demeurer en région, elle a décidé de risquer le tout pour le tout.

« Au départ, c’est difficile de démarrer son entreprise. Il y a une période d’adaptation d’au moins trois ans. Mais mon domaine d’expertise était peu développé dans ma région, ce qui m’a permise de prendre vite ma place et de ne pas être contrainte aux conditions d’entrepreneuriat parfois plus difficiles pour les femmes », raconte-t-elle.

Renée Rivet, elle, a fondé Regain Groupe conseil et mobilisation d’équipes ayant pour mission d’aider les entreprises à performer en utilisant les talents de chacun à travers leurs différences afin de les mettre en valeur. Basée à Sainte-Foy, l’entreprise œuvre depuis 1993 partout au Québec, pour des clients tels Bombardier, Hydro-Québec et les caisses Desjardins. En affaires par passion, Mme Rivet a dû travailler fort pour se faire reconnaître.

« Du côté du réseautage, j’ai trouvé cela parfois dur. J’ai dû faire mes preuves en tant que femme. On me disait régulièrement que c’était bien «cute» ce que je faisais, mais on ne me prenait pas au sérieux. De plus, l’aspect financier a été un cauchemar pour moi. Et la vie familiale en a pris un coup », confie celle qui est l’auteure du livre Êtes-vous Tintin, Milou, Haddock… qui traite de sa méthode d’intervention.

Quant à Nancy Portelance, de Neuville, le hasard a fait bien les choses puisqu’aujourd’hui, elle dirige une entreprise de distribution de 50 fromages artisanaux différents provenant de 18 fromageries qui sont distribués à travers 300 boutiques spécialisées au Québec. Son entreprise, les Plaisirs Gourmets, lui était prédestinée.

« J’avais ça en-dedans de moi. Je suis née dans une famille d’entrepreneurs. Durant la première année, ma situation financière a été précaire. J’ai dû faire mes preuves, prouver aux autres et à moi-même que j’étais capable de relever le défi. Mais j’ai mis toute ma passion dans mon projet. Aujourd’hui, ma plus grande réussite est d’avoir créé un lien durable entre des artisans fromagers, un partenaria t», révèle Mme Portelance.

« Oui, il y a encore des différences entre l’homme et la femme dans le milieu entrepreneurial. Mais il suffit de se tenir debout et la reconnaissance finit par venir », a-t-elle ajouté.

Recherche
Les plus populaires