Tout tourne autour des frais d'administration
Le Journal de Montréal
Pour les prêteurs sur salaire, les frais d’administration imposés aux consommateurs ne peuvent être assimilés à un taux d’intérêt annuel.
« Comment est-il possible de comparer un prêt d’une dizaine de jours avec un taux d’intérêt annuel, calculé sur 52 semaines ? », lance Stan Keyes, président de l’Association canadienne des prêteurs sur salaire (ACPS).
Selon lui, si les frais des prêteurs sur salaire sont élevés, c’est que les risques sont aussi élevés.
« Les frais reflètent les coûts d’un prêt sur salaire. Ces compagnies doivent payer des employés, un bureau et avoir du capital à prêter rapidement », dit-il.
Classe moyenne
Stan Keyes ne croit pas que ceux qui ont recours à des prêts sur salaire sont moins nantis ou très jeunes. Il conteste l’étude de Statistique Canada.
« Ils ont en moyenne 38 ans et ce sont des employés à temps plein. Dans 40 % des cas, ils gagnent un salaire d’au moins 50 000 $ », explique M. Keyes en citant un sondage réalisé par la firme Environics pour le compte de l’ACPS.

