L’enquête se tourne vers le transporteur SAS
En vidéo, le reportage de notre journaliste Annie Dufour.
Alexandre Paillé, ARGENT
Les procureurs suédois ont débuté une enquête préliminaire criminelle pour savoir s’il y a eu négligence de la part du transporteur SAS suite aux incidents impliquant des appareils Q400 de Bombardier (BBD.B) au Danemark et en Lituanie.
Les procureurs veulent savoir si la compagnie SAS a mis en danger la vie de ses passagers lors des incidents du 9 et du 12 septembre dernier. Rappelons que dans les deux cas, les trains d’atterrissage des Q400 de Bombardier se sont affaissés provoquant des atterrissages d’urgence.
La compagnie SAS dit qu’elle va coopérer avec les procureurs, mais estime qu’il n’y a aucun fondement à ses soupçons, selon le porte-parole de SAS Hans Ollengren.
Entretien: qui dit vrai?
Jusqu’à maintenant, l’enquête sur les deux incidents a révélé que la corrosion d’un boulon aurait causé ces affaissements.
Du côté de Bombardier, on affirme qu’il est bien clair dans le manuel d’entretien de ces appareils que le transporteur doit procéder à la lubrification des trains d’atterrissage après 400 heures de vol et que certaines pièces doivent être changées après 22 400 heures de vol.
De son côté, SAS nie formellement que ces consignes soient écrites dans le manuel de l’usager du Q400.

