Votre conseiller financier est-il compétent?
Mise à jour: 19 septembre 2007 | 12h33
En vidéo, le reportage de notre journaliste Lynn St-Laurent et une entrevue avec Claire Harvey d'Option consommateur.
LA PRESSE CANADIENNE
L'industrie du placement et l'Autorité des marchés financiers (AMF) doivent resserrer l'encadrement des représentants en valeurs mobilières, estime l'organisme Option consommateurs après avoir mené une enquête démontrant que plusieurs d'entre eux font mal leur travail.
L'étude, menée auprès de 39 conseillers financiers du Québec, arrive à la conclusion que la moitié d'entre eux (20) ont obtenu une note globale de moins de 65%. Option consommateurs accordait 40 points à la collecte d'information sur le client et 60 points à la transmission de cette information.
L'erreur la plus courante: les conseillers ne se renseignent pas suffisamment sur la situation financière de leurs clients. Ainsi, près des deux tiers des représentants n'ont pas demandé au client mystère d'Option consommateurs s'il avait des dettes ou des placements.
Près de la moitié des conseillers sondés ne se sont pas enquis de l'existence d'un conjoint ou d'une personne à charge. Au final, 25 représentants sur 39 n'ont dressé qu'un portrait partiel du client.
Le constat est un peu moins négatif pour ce qui est des conseils prodigués: la plupart des conseillers ont proposé d'investir dans un REER et ont pris la peine de présenter les différents véhicules de placement qui existent sur le marché. Par contre, rares sont ceux qui ont suggéré de constituer une réserve pour imprévus.
Les résultats des planificateurs financiers et des représentants étaient comparables, tout comme ceux des différentes institutions financières. Une étude semblable menée en 2000 avait fait le même constat global, ce qui prouve que peu de progrès a été fait.
Dans le but de remédier à la situation, qu'Option consommateurs juge àtrès inquiétante§, l'organisme demande à l'industrie de renforcer le processus de sélection des représentants et de favoriser leur formation continue. On presse aussi l'AMF, qui a financé l'enquête, de mettre en place des mécanismes pour vérifier la compétence des représentants et le respect de la déontologie.


