GlaxoSmithKline complète son centre de Québec
Mise à jour: 13 septembre 2007 | 15h16
En vidéo, le vice-président du développement mondial des alliances stratégiques et des affaires de la division vaccins de GSK, Michel Baijot, explique le projet.
Jancimon Reid
ARGENT CANOË
La société pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé aujourd’hui avoir investi près de 200 M$ au cours des derniers mois afin d’agrandir son centre de production à Québec. Une modernisation qui a permis à la compagnie de doubler ses effectifs et d’augmenter sa production de doses de vaccins grippaux saisonniers.
Après avoir investi 50 M$ en juin dernier à Laval pour faire du site le siège social nord-américain de sa division de vaccins, la compagnie GlaxoSmithKline récidive maintenant avec son centre de production situé à Québec. Cette fois, l’entreprise a investi 199 M$ sur deux ans pour agrandir et moderniser son centre de production de vaccins grippaux saisonniers, pré-pandémiques et pandémiques.
En plus de permettre l’embauche de 430 personnes, les récents investissements font grimper la production de vaccins grippaux de 50 millions à 75 millions de doses par année. Grâce à cette augmentation de production, GlaxoSmithKline peut maintenant fournir l’équivalent de 75 % des stocks de vaccins contre la grippe saisonnière pourvus par le gouvernement canadien chaque année. «Nous vendons ces vaccins au Canada et la capacité résiduelle est vendue aux États-Unis et à un certain nombre de pays dans le reste du monde», a précisé le vice-président de la société, Michel Baijot.
Les nouvelles installations de GlaxoSmithKline, dans le Parc technologique du Québec métropolitain, permettront également à la compagnie d’approvisionner au besoin le pays en vaccins contre la grippe pandémique en réponse au plan d’action du gouvernement fédéral. «Grâce à cet investissement, le Québec et le Canada joueront un rôle clé sur la scène mondiale de la santé en appuyant les autres pays dans leur planification en prévision d’une pandémie de grippe.»
Bien que les investissements proviennent en majorité de source privée, ils ont été facilités par la Politique québécoise du médicament mise en place en février dernier, a indiqué le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand. «Ce genre d’investissement ne se fait pas sans l’aide d’une politique gouvernementale qui rend l’environnement favorable», a-t-il mentionné.
Québec, siège de l’industrie pharmaceutique
En investissant dans ses deux installations du Québec, GlaxoSmithKline a profité du contexte favorable au développement de l’industrie pharmaceutique et de la disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée, particulièrement dans la capitale. «L’industrie voit dans Québec et dans le Québec un terreau fertile pour se développer, a indiqué le ministre responsable de la Capitale-nationale, Philippe Couillard. Ainsi, la capitale connaît depuis quelques années une période de prospérité.»
À ce titre, la région de Québec compte près de 150 entreprises et laboratoires spécialisés dans les sciences de la vie tels que Steris, Anapharm, Stryker et Becton Dickinson. À elle seule, l’industrie pharmaceutique offre un emploi à 6650 personnes.

