Le samedi 7 novembre 2009

Création d'une école des mines

23 août 2007 | 16h34
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La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et le syndicat des Métallos réclament la création d'une véritable école des mines dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue afin de combler la pénurie de main-d'oeuvre dans l'industrie minière. Cette école des mines permettrait aux travailleurs forestiers, victimes de la crise, de pouvoir se recycler en apprenant un nouveau métier.

Actuellement, la Commission scolaire de Val-d'Or ne forme qu'une centaine de travailleurs par année, or les besoins de l'industrie sont de plus de 500 travailleurs. La main-d'oeuvre est actuellement importée principalement de l'Ontario. Il y a même un cas où une entreprise minière qui, en raison de la pénurie de la main-d'oeuvre, prévoit embaucher des travailleurs du Nouveau-Brunswick.

Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ de la région Abitibi-Témiscamingue, déplore la situation : «Malheureusement, la région ne profite pas pleinement de ce «boom minier». Les travailleurs et travailleuses du secteur de la forêt, qui sont prêts à suivre la formation de travailleur minier, se retrouvent sur des listes d'attente pour la recevoir».

Besoins criants de main-d’oeuvre
«Nous avons le devoir de former nos travailleurs. La région a tout ce qu'il faut pour répondre à ce besoin de main-d'oeuvre, nous avons des solutions à proposer, le gouvernement se doit d'agir rapidement dans ce dossier», a estimé pour sa part Marc Thibodeau, représentant syndical des Métallos.

«Les travailleurs en chômage de la forêt ne demandent qu'à gagner leur vie et sont prêts à suivre une formation dans le secteur minier. Nous ne pouvons nous permettre de gaspiller cette main-d'œuvre», ont conclu MM. Chapadeau et Thibodeau.

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