Le samedi 7 novembre 2009

«Il faut sauver le seul abattoir de bouvillons au Québec», selon la CSN

21 août 2007 | 16h43
ARGENT 
 © image100/Corbis

Le seul abattoir de bouvillons (jeunes bœufs) au Québec, l’abattoir Z. Billette de Saint-Louis-de-Gonzague, a fermé ses portes le 2 août dernier, causant la perte de 300 emplois. Inquiet de l’avenir des abattoirs québécois à la suite de cette récente fermeture, la Confédération des syndicats nationaux a lancé un appel, mardi, à tous les intervenants du milieu afin de trouver une solution pour relancer l’abattoir.

Le président de la fédération du commerce, Jean Lortie, dit qu’«il importe de trouver des solutions à la fermeture de l’abattoir dans une région durement touchée par la crise que vit le secteur manufacturier (Huntington, Gildan, Goodyear, etc.) depuis quelques années, surtout qu’il s’agit du seul abattoir de bouvillons au Québec».

En effet, le seul autre abattoir de la région, l’abattoir Colbex, n’abat que des vaches de réforme. Les jeunes bœufs seront donc abattus ailleurs au pays ou aux États-Unis si l’abattoir de Saint-Louis-de-Gonzague demeure fermé. «Nous croyons qu’il est dangereux que le Québec de mettre tous ses œufs dans le même panier. Cela mine la sécurité et la souveraineté alimentaire du Québec et handicape notre capacité à faire face à d’éventuelles crises comme celle de la vache folle» a-t-il déclaré.

La CSN souligne également l’impact de cette fermeture sur les petits éleveurs de bovins, sans oublier l’augmentation des voyages par camion, donc des coûts et de la pollution.

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