800 millions $ de revenus et le fisc en tout temps

Bon sport pour... décrocher

Le Cirque du soleil pourrait presque doubler dans les trois prochaines années, a confié son chef des opérations Daniel Lamarre au chroniqueur Jean-Philippe Décarie. Plus de 1 500 emplois s'ajouteraient, dont 700 à Montréal. Notre dossier." />

Le samedi 7 novembre 2009

Le Cirque du Soleil veut presque doubler en 3 ans

6 août 2007 | 06h05
Mise à jour: 6 août 2007 | 08h04
ARGENT 
 Kooza

Jean-Philippe Décarie
Le Journal de Montréal

Il y a sept ans, lorsque Daniel Lamarre s’est joint au Cirque du Soleil à titre de président et chef des opérations, la renommée mondiale de l’entreprise fondée par Guy Laliberté était déjà solidement implantée. « Mon mandat était de resserrer l’opération et de diversifier les contenus », rappelle-t-il. Si les opérations roulent rondement au Cirque, la diversité du contenu est sur le point de littéralement exploser car pas moins de trois spectacles seront créés chaque année au cours des trois prochaines années.

Il y a sept ans, le Cirque du Soleil produisait un nouveau spectacle tous les deux ans. Une seule équipe de création voyait au développement des nouvelles productions, et le risque que le Cirque du Soleil répète la même formule grandissait.

« Guy Laliberté n’a jamais voulu faire et ne fera jamais de concessions sur le contrôle de la créativité. C’est la force du Cirque du Soleil. C’est notre nom.

« On a dû revoir la stratégie pour assurer la diversification des contenus. On a commencé à le faire en développant les spectacles Zumanity, KÀ, Love et Delirium.

« On a mis sur pied différentes équipes de création qui ne travaillent que sur leur propre projet et qui n’ont aucune distraction », résume Daniel Lamarre.

Cette façon de fonctionner a permis au Cirque du Soleil de créer d’autres productions originales et d’augmenter sa présence sur plusieurs marchés.

Expansion musclée

Aujourd’hui, l’entreprise présente six spectacles originaux sous chapiteau qui roulent en tournée autour du globe, deux spectacles adaptés pour le marché des arénas et six spectacles permanents (cinq à Las Vegas et un à Orlando). Mais l’opération va pratiquement doubler au cours des trois prochaines années car le Cirque va développer trois nouveaux spectacles chaque année.

« En 2008, on va lancer trois nouveaux spectacles permanents. Un à Las Vegas, un à Macao et un à Tokyo. En 2009, on va présenter un spectacle additionnel à Macao, le spectacle Elvis à Las Vegas et un nouveau show de tournée qui va être inauguré à Montréal. « En 2010, on créera trois spectacles permanents, soit un à Dubai et deux autres dont les lieux restent à confirmer. Ce sera Londres, New York, Mexico ou peut-être encore Macao », explique Daniel Lamarre.

« On est en mode de grande croissance, mais on réalise cette expansion sans faire aucun sacrifice au chapitre de la créativité.

« Même si les promoteurs qui prennent nos spectacles permanents construisent à leurs frais la salle qui nous accueillera et qu’ils nous donnent 40 M$ pour développer le projet de spectacle, ils n’ont aucun mot à dire sur le contenu de la production », précise le président du Cirque.

Retombées

Cette forte activité créative des trois prochaines années va se traduire par la création de 1 500 emplois à travers le monde (dont au moins 20 % seront occupés par des Québécois) et plus de 700 emplois à Montréal, dans les installations du Cirque dans le quartier Saint-Michel.

Plus de 1 800 personnes s’activent déjà quotidiennement pour le Cirque à Montréal, qui compte également 2 000 employés disséminés à travers le monde (dont 20 % de Québécois).

« Tout est dirigé de Montréal, c’est le coeur créatif et administratif du Cirque du Soleil. Mais les retombées économiques ne se limitent pas à Montréal. On permet à plusieurs entreprises québécoises de rejaillir sur le plan international.

« La firme de son Solotech, par exemple, nous dessert partout dans le monde et expose ainsi son savoir-faire unique. On est un peu comme Bombardier qui permet à plein de fournisseurs de rejaillir autour de la planète », souligne Daniel Lamarre.

jpdecarie@journalmtl.com

Recherche
Les plus populaires