Greenpeace accuse Abitibi-Consol de pillage
Mise à jour: 25 juillet 2007 | 12h36
Greenpeace a décidé de dénoncer avec un coup d'éclat les pratiques de la compagnie Abitibi-Consolidated dans la forêt boréale, ce matin, à Montréal.
Des militants ont d'abord accroché à l'immeuble de la rue Metcalfe qui abrite le siège social de l'entreprise une bannière qui l'accuse de pillage. Puis, trois d'entre eux se sont suspendus au-dessus de l'entrée principale, où ils entendaient demeurer jusqu'à ce qu'on les déloge.
D'autres militants ont brandi plusieurs affiches montrant d'énormes photos de coupes forestières.
Greenpeace demande notamment à la forestière de cesser les coupes sur les territoires de forêts intactes, le temps qu'un réel réseau d'aires protégées soit mis en place.
L'organisme demande de plus à la forestière d'obtenir la certification du Forest Stewardship Council qui représente, selon lui, la seule norme acceptable environnementalement en matière de récolte forestière.
L'organisme qualifie Abitibi-Consolidated de citoyen corporatif irresponsable. Il l'accuse de piller depuis des années les dernières forêts intactes du Québec.
Cet événement donne le coup d'envoi à une série d'activités de Greenpeace ciblant à la fois les marchés québécois, canadien et internationaux des produits du bois et du papier.
Le coup d’éclat de Greenpeace survient la veille de l’assemblée extraordinaire des actionnaires d'Abitibi-Consol au cours de laquelle ces derniers seront invités à voter sur le projet de regroupement avec l’américaine Bowater.
En vidéo: écoutez les entrevues réalisées avec Mélissa Filion, porte-parole de Greenpeace, et Denis Leclerc, porte-parole d'Abitibi-Consolidated.

