Retour au bercail d'un employé clef d’Ubisoft
Jean-François Codère
Le Journal de Montréal
L’un des cinq employés qu’Ubisoft avait poursuivis pour les empêcher d’aller travailler chez son compétiteur Electronic Arts, il y a un peu moins de quatre ans, est discrètement rentré au bercail il y a quelques jours.
Antoine Dodens et ses collègues François Pelland, Hugo Dallaire, Marc Bouchard et Steve Dupont avaient fait parler d’eux en septembre 2003.
Ceux-ci faisaient alors tous partie de la même équipe à l’origine du premier jeu de la série Splinter Cell, qui a propulsé le studio d’Ubisoft à Montréal sur la scène mondiale.
Ils avaient suscité l’ire de leur employeur en démissionnant en bloc pour passer chez le compétiteur, qui inaugurait du même coup son studio montréalais.
Ubisoft avait répliqué en faisant valoir une clause de non-concurrence valable pendant un an et avait réussi à obtenir une injonction de la part des tribunaux. Les cinq employés avaient donc dû, officiellement du moins, patienter un an avant d’entrer en fonction chez Electronic Arts.
De retour au bercail
Quelques années plus tard, la saga semble être chose du passé. Antoine Dodens a récemment remis sa démission aux dirigeants d’EA pour retourner chez Ubisoft.
«Antoine est un très, très bon programmeur», a simplement commenté le porte-parole d’Ubisoft, Cédric Orvoine, avant d’ajouter que sa réintégration «parlait de soi» sur l’ouverture de l’entreprise.
Pour sa part, le directeur général d’EA Montréal, Alain Tascan, a souligné que le départ de M. Dodens s’était effectué «en bons termes» et que la relation entre son entreprise et Ubisoft, autrefois tendue, s’était passablement réchauffée au cours des derniers mois.



