Une soixantaine de travailleurs ont quitté Lebel-sur-Quévillon
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Yvon Laprade
Le Journal de Montréal
Sans espoir de voir l’usine redémarrer, une soixantaine de travailleurs de la Domtar, à Lebel-sur-Quévillon, ont quitté la région pour se trouver un boulot ailleurs.
«Ça commence à être de plus en plus compliqué. Il y a du monde qui a de la misère chez nous», s’inquiète le président du syndicat des 350 travailleurs de l’usine Domtar (SCEP-FTQ), Mario Pothier.
Selon lui, un certain nombre de travailleurs traversent des moments difficiles. «La faillite est proche pour quelques-uns d’entre eux», appréhende-t-il.
Il déplore que le gouvernement Charest «n’ait encore rien dit de concret pour rassurer la population».
«C’est dur sur le moral. À Lebel-sur-Quévillon, tout tourne autour de la Domtar. Or, il n’y a aucune activité depuis un an et demi», ajoute-t-il.
Les travailleurs «en lock-out» touchent des allocations de grève de leur syndicat qui totalisent 500$ par semaine, dont la moitié provient d’un fonds d’aide des autres syndicats de la centrale.
«Mais on ne sait pas si cette aide (de 250$ additionnelle) va tenir encore bien longtemps. Il faudrait qu’il se passe quelque chose», insiste-t-il.
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