Le samedi 21 novembre 2009

Média Matin Québec deviendra-t-il un concurrent sérieux du Journal de Québec?

24 avril 2007 | 12h09
Mise à jour: 24 avril 2007 | 15h41
Webfin ARGENT | ARGENT 
 

En vidéo 1, le porte-parole du syndicat de l'information du Journal de Québec affirme que les entreprises cognent à la porte du nouveau quotidien pour y annoncer.

En vidéo 2, le président et éditeur du quotidien Le Soleil, Claude Gagnon, affirme vouloir profiter de ce «malheureux conflit».

Les journalistes en lock-out du Journal de Québec ont lancé un quotidien gratuit pour faire concurrence au Journal de Québec produit par les cadres de l'entreprise.

Média Matin Québec qui se veut «un moyen de pression», selon le syndicat, pourrait avoir un impact sur le marché des quotidiens dans la capitale.

L'expérience servira probablement d'étude de marché à Quebecor pour un lancement éventuel du 24h et le tandem Transcontinental (TCL.A)/Métro analysera le succès du ce nouveau venu.

Du côté du quotidien Le Soleil, qui a déjà augmenté substantiellement son tirage, le président et éditeur, Claude Gagnon, affirme qu'il fera tout pour profiter du conflit et augmenter ses parts de marché.

En ce qui concerne l'arrivée du quotidien gratuit des syndiqués du Journal de Québec, M. Gagnon salue l'initiative tout en rappelant que le marché pour ce type de publication est «très difficile à percer».

Le quotidien, baptisé Média Matin Québec, est distribué gratuitement. Il propose 24 pages de nouvelles imprimées sur des pages contenant des photographies en couleur et est tiré à environ 50 000 exemplaires.

Son éditeur est l'Union des syndicats du Journal de Québec.

Les employés seront en mesure de le produire cinq jours sur sept, du lundi au vendredi.

Une seule publicité a été mise en page, ce matin, celle du syndicat canadien de la Fonction publique.

Le syndicat des employés de l'information du Journal de Montréal a par ailleurs indiqué qu'il s'opposait au transfert de textes vers le Journal de Québec.

Le syndicat entend faire appel à un arbitre car la convention collective stipule que l'employeur ne peut demander à un salarié d'effectuer un travail qui sera acheminé vers une entreprise de Quebecor (QBR.B) en grève ou en lock-out.

Les ex-politiciens Lise Payette, Joseph Facal et Sheila Copps, qui signent des chroniques dans le Journal de Québec, affirment être mal à l'aise avec le conflit de travail qui vient d'éclater.

Les deux premiers se demandent s'ils continueront d'y travailler.

Mme Copps affirme qu'elle poursuivra sa collaboration.

Recherche
Les plus populaires