Les employés d'Olymel votent sur une offre finale
Mise à jour: 29 janvier 2007 | 18h11
Les ouvriers de l'usine Olymel de Vallée-Jonction devront accepter une baisse salariale d'environ 50$ par semaine, faute de quoi l'usine fermera définitivement ses portes.
C'est ce qu'a affirmé Réjean Nadeau, président directeur général d'Olymel. «Nous souhaitons ardemment le maintien de l'usine de Vallée-Jonction, mais son sort appartient désormais aux travailleurs», a-t-il lancé.
Au début du mois, la direction d'Olymel avait présenté une offre comprenant des réductions salariales de 138$ par semaine. Cette proposition avait été rejetée par les employés dans une proportion de 99,3%, quelques jours plus tard.
«Cette fois-ci, l'offre est finale et est valide jusqu'à mardi, 16h. Après ce délais, si elle n'est pas acceptée, l'usine fermera», a laissé tomber l'ex-premier ministre, Lucien Bouchard, qui agit à titre de négociateur pour Olymel, dans ce dossier.
Des baisses échelonnées
En plus de la réduction salariale hebdomadaire de 50$, diverses coupures dans les avantages sociaux des employés seront également effectuées afin d'atteindre l'objectif de récupération fixé par Olymel.
Selon la proposition, les baisses salariales s'échelonneraient sur une période de 20 mois. Les travailleurs atteindraient alors la parité salariale avec ceux de l'usine de Princeville, également propriété d'Olymel.
À compter de 2009, certaines augmentations salariales pourraient alors être envisagées.
Une convention de sept ans
La convention collective serait d'une durée de sept ans, comme le souhaitaient les syndiqués, plutôt que de dix ans, tel que proposé initialement par l'employeur.
Même si elle était acceptée, cette proposition ne garantirait toutefois pas la survie de l'usine à long terme, indique M. Nadeau.
«On ne peut garantir des choses qu'on ne contrôle pas, comme la maladie ou le taux de change, mais on ne fait pas cet exercice dans l'optique de fermer l'usine dans un an», commente-t-il.
Jean LaRoche
Le Journal de Québec
En vidéo, l'analyse du conflit par le professeur en droit du travail à l'Université Laval Alain Barré.

