Le dimanche 22 novembre 2009

Beaudoin est une star à Davos

26 janvier 2007 | 06h11
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Laurent Beaudoin Archives ARGENT

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Jean-Philippe Décarie, chroniqueur économique
Le Journal de Montréal

Davos - Angelina Jolie n'est peut-être pas là, ni son mari Brad Pitt, pas plus que Sharon Stone ou Michael Douglas, mais j'ai quand même côtoyé une star hier. Plus informelle et certes moins flamboyante qu'une vedette du septième art, mais une star quand même. Une étoile de l'élite mondiale des affaires dont la renommée vient pourtant bien humblement tout droit de Valcourt, P.Q.

C'est dans le Partners Lounge, au dernier étage du Centre des congrès de Davos -- une mezzanine constituée seulement de deux petits salons et de sept salles de rencontres privées --, que Laurent Beaudoin m'avait donné rendez-vous, sans prétention aucune.

«C'est plus tranquille pour discuter», me prévient le personnage que tout le monde au Québec connaît pour sa simple et chaleureuse accessibilité. Pourtant, à Davos, tout le personnel et les PDG de multinationales qui fourmillent dans le Partners Lounge salueront, selon leur rang, d'un «Bonjour, M. Beaudoin» ou «Hi, Lawrent».

Laurent Beaudoin participe depuis quelque 20 ans au Forum économique mondial (FEM) de Davos, mais depuis quelques années déjà, il a beaucoup de difficultés à assister aux ateliers qui s'y déroulent.

«Je viens de rencontrer le premier ministre de Malaisie. Il voulait me voir parce qu'on a des gros projets à Kuala Lumpur, et Davos est devenu un moyen pour moi de rencontrer des gens que je dois voir mais à qui je n'ai pas nécessairement l'occasion de rendre visite», m'explique-t-il.

Juste un peu avant cette rencontre, il avait passé un moment avec un important partenaire asiatique dans le rail mais qu'il n'avait jamais vu. «Il m'a contacté il y a quelques semaines en me disant que ce serait une bonne occasion de faire connaissance», laisse-t-il tomber.

Le PDG de Bombardier n'a plus le temps d'assister aux conférences du FEM parce qu'il a l'agenda d'un chef d'État. Son entreprise est présente sur les cinq continents, et partout où elle fait affaire, on veut qu'elle en fasse plus sur une base locale.

«Je ne peux pas répondre à toutes les demandes de rencontre. Je viens aussi à Davos pour discuter avec des fournisseurs, des partenaires, des firmes d'investissement qui veulent nous connaître davantage et même des journalistes de Montréal... », expose-t-il.

À stars égales, le Québec est mieux représenté à Davos avec Laurent Beaudoin qu'il ne le serait avec Céline Dion, même si les deux sont restés aussi accessibles...

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