Tim Hortons courtise les aînés avec des bourses pour les petits-enfants
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Marie-Ève Fournier
Le Journal de Montréal
À court d'employés, Tim Hortons (THI) cherche à recruter des grands-parents en misant sur une de leurs cordes sensibles : leurs petits-enfants.
Dans une nouvelle campagne publicitaire à la radio, Tim Hortons courtise les personnes d'un certain âge en leur promettant des horaires flexibles... et de possibles bourses d'études pour leurs petits-enfants.
La chaîne de restaurant vise donc les personnes de 55 ans et plus. «Ce sont des gens qui débutent la retraite, qui cherchent un revenu d'appoint, qui trouvent le temps long», précise Chantal Cossette, directrice du marketing des restaurants pour le Québec.
«Ils sont fiables et fiers du travail qu'ils font», ajoute-t-elle.
L'idée des bourses n'est pas nouvelle. Tim Hortons octroie 220 bourses de 1 000$ à ses employés, leurs enfants ou leurs petits-enfants depuis déjà quelques années. Mais en faisant mention de cet «avantage social»dans ses publicités, l'entreprise se démarque de la concurrence.
«Nos franchisés nous ont demandé de faire des efforts accrus de recrutement», a confié Mme Cossette au Journal. Elle ignore cependant le nombre de postes à combler dans les 318 succursales du Québec.
3 heures par jour
La pénurie de main-d'oeuvre dans le commerce de détail et dans la restauration est telle que ces secteurs doivent adapter leurs conditions de travail pour attirer et retenir les employés.
Chez Tim Hortons, les franchisés qui avaient seulement de longs quarts de travail coulés dans le béton, ont accepté de revoir les horaires de travail. «Aujourd'hui, ils sont beaucoup plus flexibles», note Mme Cossette.
Les retraités qui le souhaitent peuvent donc travailler aussi peu que trois heures par jour. Une situation qui fait aussi le bonheur de Tim Hortons. «On emploie beaucoup d'étudiants. Nous avons donc des heures à combler pendant le temps de classe.»
Fini les 24 h/24 h
Le manque de travailleurs est encore plus criant dans l'ouest du pays, où on parle de situation de»plein emploi».
«L'alarme a été sonnée en Alberta [...]. Là-bas, certains restaurants ne peuvent plus être ouverts 24 heures», raconte Mme Cossette.
Pire, la croissance de l'entreprise est freinée en raison du manque de main-d'oeuvre. «On se retient d'ouvrir des restaurants. Surtout à Calgary», déplore la responsable québécoise du marketing.
Un autre message radio vise le recrutement des mamans à la maison, qui ont du temps de libre pendant que les enfants sont à l'école.
Les salaires varient d'un Tim Hortons à un autre, puisque les restaurants sont gérés indépendamment par les franchisés.


