Le dimanche 8 novembre 2009

Pas que du noir pour l'industrie aérospatiale

26 octobre 2006 | 05h48
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Bell Helicopter a embauché 200 employés de Bombardier depuis deux ans. ARGENT

Géraldine Martin
Le Journal de Montréal

Ce n’est pas parce que Bombardier Aéronautique (BBD.B) fait des mises à pied au Québec que l’industrie aérospatiale se porte mal dans la province, soutiennent plusieurs intervenants du secteur.

«Le public a tendance à penser que lorsque les choses vont mal chez Bombardier, ça va mal partout, mais ce n’est pas vrai», explique Louis Fortin, vice-président, ressources humaines chez Bell Helicopter Textron Canada (TXT).

L’entreprise basée à Mirabel compte 2 150 employés. C’est trois fois plus qu’il y a deux ans. Et l’embauche continue. En 2007, le fabricant d’hélicoptères prévoit recruter environ 85 personnes dans son usine et ses bureaux.

Certains des 485 employés de Bombardier Aéronautique mis à pied mardi y trouveront peut-être une place. En tout cas, Bell Helicopter a déjà embauché près de 200 employés de Bombardier depuis 2 ans, indique M. Fortin.

269 entreprises…

Remarquez qu’il n’y a pas que Bell Helicopter qui est en mode recrutement. Des entreprises comme les fabricants de simulateurs CAE (CAE) et de moteurs Pratt & Whitney (UTX) sont également actives sur le marché de l’emploi, souligne Serge Tremblay, directeur général du comité sectoriel de main-d’oeuvre en aérospatiale au Québec (CAMAQ).

«L’industrie en général va bien, et les emplois dans le secteur sont toujours très recherchés», dit-il.

Au Québec, on recense 269 entreprises actives dans le secteur de l’aérospatiale. Selon M. Tremblay, c’est environ 25 de plus qu’en 2000 lorsque l’industrie tournait à plein régime.

…qui ont du mal à recruter

Ces entreprises, qui comptent 45 063 employés contre 42 362 en 2000, doivent faire preuve de patience pour trouver de bons éléments, affirme M. Tremblay. «On trouve, mais ça prend du temps pour dénicher les bonnes personnes avec les bonnes expériences.»

La situation est particulièrement difficile dans les métiers de l’usinage (fabrication de pièces métalliques), où l’on peut parler de pénurie de main-d’oeuvre, explique M. Tremblay.

Il faut dire que les écoles ne sont pas aidées dans leur recrutement lorsqu’il y a des mises à pied annoncées par un gros joueur comme Bombardier, explique Sue Dabrowski, directrice générale à l’Association québécoise de l’aérospatiale.

«Les parents disent aux élèves de ne pas aller dans l’aéronautique car c’est trop volatil !», dit-elle.

À l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal, on compte actuellement 450 étudiants, selon la directrice Josée Péloquin. C’est mieux qu’il y a deux ans où les bancs accueillaient 180 personnes seulement, mais c’est presque trois fois moins qu’en 2000 lorsque 1 200 étudiants étaient inscrits.

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