Le samedi 21 novembre 2009

Québec prépare un grand ménage dans les sociétés d'État

27 février 2006 | 08h11
Webfin ARGENT | ARGENT 
Le ministre des Finances, Michel Audet ARGENT

Pour rétablir le lien de confiance entre la population et son gouvernement, le premier ministre Jean Charest s'apprête à serrer la vis aux dirigeants de la Société des alcools du Québec (SAQ) et des autres sociétés d'État, en leur imposant des règles beaucoup plus strictes de gestion et de reddition de comptes, selon ce qu'a appris La Presse Canadienne.

Les primes au rendement et autres récompenses, l'élaboration des plans stratégiques, de même que le processus de nomination des dirigeants et membres des conseils d'administration seront au coeur de cette réforme majeure, que doit présenter d'ici quelques semaines, le ministre des Finances, Michel Audet.

Parmi la soixantaine de sociétés publiques que compte le Québec, aucune ne sera épargnée, mais les premières visées, qui devront donc s'ajuster à court terme, seront les plus importantes -- dont les trois organismes qui ont le plus souvent soulevé la controverse depuis un an: la SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec.

Les autres sont la Société générale de financement (SGF), Investissement Québec et la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Selon les informations recueillies par La Presse Canadienne au cours des derniers jours auprès de diverses sources gouvernementales sûres, la nouvelle politique de gouvernance du gouvernement Charest va énumérer un ensemble de moyens qui, espère-t-on, permettront de prévenir le genre de cafouillages comme ceux connus à la SAQ récemment.

À terme, elle devrait surtout avoir pour effet direct, d'une part, de diminuer la capacité du gouvernement de procéder à des nominations partisanes et, d'autre part, d'accroître son droit de regard sur le fonctionnement des sociétés d'État, qui perdront ainsi une partie de leur indépendance.

Recherche
Les plus populaires