«Une situation très grave», estime un spécialiste
Mise à jour: 17 avril 2008 | 13h50
Même le prix du poulet pourrait augmenter
En vidéo 1, écoutez l’entrevue réalisée avec le professeur Bruno Larue de l’Université Laval.
En vidéo 2, le professeur en marketing Luc Dupont de l’Université d’Ottawa parle de l’impact de la hausse des denrées de base sur les produits en épicerie.
ARGENT
La hausse des produits de base dans l'alimentation est très problématique pour les citoyens des pays à très faibles revenus, et la situation est inquiétante, estime un spécialiste de l’Université Laval.
Les prix des denrées de base telles que le riz et le blé ont augmenté de façon drastique au cours de la dernière année et certains pays ont connu des émeutes cette semaine.
«La situation est très grave», opine Bruno Larue, professeur en agro-alimentaire, de l'Université Laval, qui souligne que des ménages habitant des pays pauvres comme Haïti consacrent déjà de 40% à 50% de leurs revenus à l’alimentation.
La hausse des prix est générée par la rareté des produits, qui s’explique principalement par des raisons climatiques et le recours à l'éthanol pour produire du carburant.
Au Québec, le prix de la viande a jusqu’à maintenant peu augmenté malgré le coût des intrants, soit du grain. «Mais ça va finir par avoir un impact, lorsque les stocks (de viande) seront épuisés», dit-il.
Pour sa part, Luc Dupont, professeur de marketing à l’Université d’Ottawa, estime aussi que combinée au coût plus élevé du pétrole, la hausse du prix des denrées de base va faire grimper celui du panier d’épicerie, à moins que les compagnies n’usent d’astuces, tels que de réduire la quantité des produits dans les boîtes.


