Le plan de Bush n’a pas d’effet sur les marchés asiatiques
Associated Press, ARGENT
Les places asiatiques avec Tokyo à leur tête ont continué d'être fortement agitées lundi sur fond d'inquiétudes sur l'économie américaine et ce malgré le plan de relance proposé par George W. Bush.
Alors que les investisseurs asiatiques craignent qu'une possible récession de l'économie américaine ne freine les exportations, la bourse de Tokyo a accusé lundi une forte baisse, dans le sillage de la chute subie par Wall Street à la clôture vendredi.
L'indice Nikkei des valeurs japonaises a perdu 535 points, soit une baisse de 3,9%, à 13 325 points, à la clôture.
Toutes les places boursières asiatiques et océaniques ont enregistré des baisses.
À Hong Kong, dans un marché particulièrement actif, l'indice Hang Seng plongé de 5,5% ou 1383 points pour clore à 23 818 points. Il s'agit de la plus forte baisse enregistrée en une seule journée à Hong Kong depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
À Mumbai (ex-Bombay), les inquiétudes sur les risques de récession aux États-Unis ont fait plonger l'indice Sensex de 10,8%. L'indice de la principale place financière indienne basé sur la cotation de 30 sociétés a fortement reculé de 2062 points accélérant son plongeon à la mi-journée à 16951 points. Le précédent record de baisse au 18 mai 2006, date à laquelle le Sensex avait chuté de 826 points, soit un recul de 6,76%.
Les marchés étaient également en recul en Chine, en Corée du Sud, en Australie, en Malaisie à Singapour, à Taïwan et aux Philippines.
À Séoul, l’indice Kospi a chuté de 3% ou 51 points à 1683 points tandis qu’à Shanghai, l’indice composite SSE a perdu 5,1% ou 266 points à 4914 points.
Vendredi à la bourse New York, l'indice Dow Jones des valeurs industrielles avait terminé la séance à 12 099,points, en baisse de seulement de 591 points, soit 0,5%, par rapport à la clôture de jeudi à Wall Street. De son côté, l'indice Nasdaq des valeurs technologiques perdait 8 points, soit 0,3%, à 2340 points.
Dans la journée, George W. Bush avait proposé des réductions d'impôts d'un montant total de 145G$ US pour stimuler l'économie et conjurer le spectre d'une récession aux États-Unis.
Dans un discours d'une dizaine de minutes à la Maison Blanche, le président américain avait précisé que pour être efficace, ce plan devrait représenter environ 1% du produit intérieur brut (PIB) américain, ce qui correspond actuellement, selon les conseillers du président, à 145G$US. Un chiffre conforme à l'effort jugé nécessaire par de nombreux économistes pour donner un coup de fouet à l'économie sur le court terme.


