Le samedi 21 novembre 2009

Pas de retour à une croissance solide avant fin 2010

14 janvier 2009 | 12h57
ARGENT 
 

Associated Press

LONDRES -- Le groupe des 16 pays de la zone euro ne renouera pas avec une croissance robuste avant le second semestre 2010 au plus tôt, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques dans un rapport publié mercredi.

Dans son étude économique annuelle sur la zone euro, l'OCDE confirme une précédente prédiction: la récession qui a commencé au second semestre 2008 devrait se poursuivre au premier semestre 2009, avant que n'intervienne une timide reprise. Mais l'eurogroupe ne devrait pas connaître une croissance vigoureuse, favorisée par les plans de relance, avant fin 2010.

«Des risques sérieux pèsent toutefois sur les perspectives de croissance», souligne le rapport. L'OCDE évoque d'importantes incertitudes.

«Si les pressions inflationnistes se révèlent plus fortes que prévu», la marge de manoeuvre de la Banque centrale européenne (BCE) pour baisser ses taux d'intérêt sera «limitée».

La BCE devrait annoncer une nouvelle baisse de ses taux jeudi sur fond de mauvaise conjoncture économique et de baisse de l'inflation. Selon les analystes, la BCE pourrait réduire son taux directeur d'un demi-point, à 2% -ce qui serait son niveau le plus bas depuis décembre 2005- pour tenter d'éviter une récession longue et profonde dans la zone.

La BCE, basée à Francfort, a réduit ce taux à trois reprises depuis le mois d'octobre, où il s'élevait alors à 4,25%. Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine et la Banque d'Angleterre ont opéré des baisses de taux encore plus fortes.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mercredi les Vingt-Sept à adopter rapidement un plan de relance préconisé par Bruxelles. La conjoncture économique dans l'Union européenne «est mauvaise et risque de s'aggraver avant de connaître une amélioration», a-t-il déclaré au Parlement européen.

Le chômage augmente en Europe où plusieurs pays sont déjà en récession, dont l'Allemagne, première économie de l'UE. M. Barroso a appelé les Vingt-Sept à adopter rapidement un plan de relance de la Commission visant à dépenser 1,5% du produit intérieur brut européen, soit quelque 200 milliards d'euros.

L'essentiel de l'enveloppe doit provenir des gouvernements, et la Commission souhaite que ces fonds soient dépensés dans la recherche et la formation pour aider l'économie sans subventionner directement les entreprises, ce qui pourrait créer des problèmes de distorsion de concurrence.

En outre, l'exécutif européen attend toujours le feu vert des Etats membres pour débloquer cinq milliards d'euros de crédits à l'agriculture non dépensés qu'elle souhaite dépenser dans le secteur d'Internet et de l'énergie.

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