Le vendredi 10 février 2012

Panique et dépression dans les marchés européens

24 octobre 2008 | 13h01
ARGENT 
 

Bernard Plante

Il y a peu de mots pour décrire l’état d’esprit des investisseurs sur les grandes places boursières européennes: panique et dépression. Les indices macroéconomiques sont au plus bas pour la zone euro, le Royaume-Uni est pratiquement en récession et le marché de l’automobile et le trafic aérien reculent. La déprime des investisseurs a provoqué des baisses importantes des indices boursiers.

À la mi-séance à Paris, le CAC 40 perdait plus de 10% de sa valeur en passant sous le seuil psychologique des 3000 points. L’indice a finalement terminé la semaine en affichant un recul de 3,54% à 3193,79 points. À Francfort, le DAX a plongé de 4,96% à 4295,67 points. Et à Londres le FTSE 100 a brisé la barre des 4000 points. Il a fondu de 5% pour clôturer à 3883,36 points.

Partout c’était la grande déprime. En Belgique, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Suisse tous les indices étaient en très forte dégringolade et cédaient de 4% à 6% de leurs valeurs. Ces fortes baisses s’expliquent.

Désastre

L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour la zone euro de la société Markit a enregistré une chute record en dégringolant de 2,3 points en octobre, en baisse pour un cinquième mois consécutif. Et le PIB du Royaume-Uni a reculé de 0,5% au troisième trimestre, selon l’Office des statistiques nationales. C’est son plus fort recul depuis 1992, ce qui place pratiquement le pays en récession.

Pendant que Chrysler annonce la suppression de 5000 emplois et que Renault doit fermer temporairement certaines de ses usines pour des périodes variant entre une et deux semaines, les constructeurs d’automobiles en Europe estiment que le marché pourrait reculer de 8% en 2008.

Autre mauvaise nouvelle, selon l’Association internationale du transport aérien, le trafic aérien a baissé de 7,7% en septembre. C’est le plus fort recul enregistré depuis le 11 septembre 2001.

Plus tôt en journée, les craintes qui entourent l’état de santé de l’économie mondiale s’étaient aussi fait sentir en Asie. Les bourses asiatiques ont affiché de très nets reculs à la clôture. À Tokyo le Nikkei a perdu 9,60% de sa valeur et à Hong Kong le Hang Seng a cédé 8,30%.

Les plus populaires