Le vendredi 20 novembre 2009

Les bourses fortement en baisse

2 octobre 2008 | 15h18
ARGENT 
 

Bernard Plante
ARGENT

Alors que les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent, les places boursières européennes étaient en fort recul, jeudi. Après les statistiques désastreuses pour le marché de l’automobile, hier, les investisseurs doivent maintenant composer avec des indices qui montrent une augmentation du chômage et une baisse des commandes industrielles aux États-Unis.

En toile de fond, on attend demain le vote de la Chambre des représentants sur le plan Paulson et les leaders européens se tiraillent sur l’éventuelle mise en place de leur propre plan.

Résultats, à Paris le CAC 40 est retourné sous la barre des 4000 points en cédant 2,25% de sa valeur pour clôturer à 3963,28 points. Ce n’est pas plus joli ailleurs. À Francfort, le DAX a reculé de 2,51% à 5660,63 points et à Londres, le FTSE 100 était aussi en net recul. Il a perdu 1,80% et terminer à 4870,34 points.

Sur les autres places européennes, les tendances observées étaient aussi baissières en Espagne (-1,61%0 en Italie (-1,68%) et aux Pays-Bas (-1,02%). Seuls les indices en Belgique (+0,91%) et en Suisse (+0,05%), pratiquement à l’équilibre, ont évité de tomber dans le rouge.

Depuis le début de l’année, pratiquement toutes les bourses européennes ont perdu entre 25% et 30% de leurs valeurs, voire davantage dans certains cas.

Économie mondiale mal en point

Les investisseurs attendent toujours le vote de la Chambre des représentants sur le plan de sauvetage des banques, mais et de plus en plus, les regards sont surtout tournés vers la détérioration des indices économique américains qui n’annoncent rien de bon pour l’économie mondiale.

Aux États-Unis, le ministère du Travail a annoncé que le nombre hebdomadaire de nouveaux chômeurs avait crû de près de 500 000 au 27 septembre dernier. L’augmentation traduit la période des ouragans, mais aussi, estiment des analystes, les risques d’une récession.

Pour ajouter, les commandes industrielles (-4,0%) étaient en net repli, toujours aux États-Unis, en août dernier. Et en plus, le Fonds monétaire international (FMI) estime que le ralentissement de l’économie américaine risque d’être brutal.

Pour compléter le portrait, c’est la pagaille en Europe sur un éventuel plan de sauvetage des banques. Un signe que les autorités politiques et monétaires ne s’entendent pas sur le diagnostique et cherchent une direction. Les chefs des gouvernements des quatre pays européens membres du G8 (Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) doivent se réunir samedi autour du président de la Banque centrale européenne (BCE).

À New York la journée s’annonce noire. Tous les indices étaient en forte baisse en début d’après-midi et à Tokyo, le Nikkei a clôturé sa séance du jeudi en laissant derrière lui 1,88% de sa valeur.

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