Les bourses européennes toujours en dégringolade
Bernard Plante
Les places boursières européennes ont terminé en forte baisse, vendredi, après l’annonce de la situation de l’emploi aux États-Unis. À 6,1% en août, le taux de chômage américain a atteint son plus haut niveau depuis près de cinq ans, soit décembre 2003. En juillet, il était à 5,7% et les analystes s’attendaient à ce qu’il reste stable.
Depuis le début de l’année, l’économie américaine ne cesse de perdre des emplois. En août, elle en a échappé 84 000. Elle en avait perdu 60 000 en juillet et 100 000 en juin. Résultat? À Paris, le CAC 40 a perdu 2,49%. Il est passé sous la barre des 4200 points à 4196,66. Sur l’ensemble de la semaine, il affiche un retrait de 6,38%. Sa pire semaine depuis le début de l’année.
À Francfort, le Dax a plongé de 2,42% et clôturé à 6127,44. Jeudi, la place allemande avait déjà perdu 2,91%.
À Londres, le FTSE 100 n’a pas fait mieux. L’indice a perdu 2,26% de sa valeur pour terminer la semaine à 5240,70. C’est son troisième recul de plus de deux points en trois séances.
Inquiétudes
Outre les chiffres désastreux sur le chômage aux États-Unis, les bourses européennes ont aussi été entraînées dans le sillage des indices américains de jeudi: le Dow Jones avait perdu 2,99% de sa valeur et le Nasdaq 3,20%.
Les prévisions de croissance revues à la baisse, jeudi, par la Banque centrale européenne (BCE) et la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) ont aussi continué à entretenir les craintes sur la conjoncture économique mondiale.
Et à Tokyo vendredi, l’indice Nikkei avait aussi terminé la semaine en forte baisse en perdant 2,75% et clôturant à 12212,23.
Allemagne
Une autre mauvaise nouvelle est également apparue sur les écrans pour l’économie européenne: la production industrielle allemande vacille. Les chiffres publiés par le ministère de l’Économie sont, et de beaucoup, plus bas que prévu. Elle a baissé de 1,8% en juillet, alors que les analystes tablaient sur une perte de 0,5%.
La production manufacturière (-2%) et la construction (-2,0%) étaient dans le rouge, alors que la production d’énergie croissait de 1,2%.
Automobile
Le marché de l’automobile européen est aussi durement touché par le ralentissement de l’économie. Le bilan pour le mois d’août montre que les marchés des cinq principaux pays européens étaient secoués.
Pour le 8e mois de l’année les ventes de voitures neuves étaient dans le rouge : Royaume-Uni -19,0%, France -7,0%, Allemagne -10,0%, Italie -24,0% et l’Espagne s’enfonçait à -41,0%.
Dans l’ensemble, depuis le début de l’année, seuls les marchés en France (+2,9%) et en Allemagne (+2%) restaient positifs. Les autres affichent des résultats négatifs: le Royaume-Uni à -3,8%, l’Italie à -12,0% et l’Espagne à -21,0%.


