L'UE s'accorde sur le financement de Galileo
Associated Press
Les États-membres de l'Union européenne se sont finalement mis d'accord vendredi sur le financement du système européen de navigation par satellite Galileo, qui ambitionne de rivaliser à terme avec le GPS américain.
Contrariée de ne pas avoir obtenu l'installation d'un centre de contrôle au sol sur son territoire, l'Espagne a voté contre le projet de financement de 3,4 milliards d'euros (cinq milliards de dollars) lors d'une réunion des ministres des Transports.
La Commission européenne avait donné jusqu'au 31 décembre pour parvenir à un accord sur le système européen. Plus d'un milliard d'euros (1,4 milliard de dollars) a déjà été dépensé dans le projet. Le 23 novembre, les États-membres avaient proposé que les contrats soient répartis en six lots. Aucune entreprise ne pourra se voir attribuer la plus grosse part de plus de deux segments.
Galileo a été lancé pour concurrencer le GPS. Mais ce projet ambitieux a été ralenti par le désaccord des huit entreprises retenues sur la répartition du travail. La commission a proposé de puiser dans des fonds non dépensés pour permettre la poursuite du projet de déploiement d'un réseau de 30 satellites.
Le système européen offrirait une meilleure couverture géographique dans le nord de l'Europe et dans les grandes villes que le GPS. Il serait également plus précis, avec un positionnement à un mètre, contre cinq pour le GPS. Mais pour l'instant, un seul satellite a été lancé, en décembre 2005, et le deuxième, qui devait décoller à l'automne 2006, a vu son lancement reporté en raison d'un problème technique.



