Le dimanche 8 novembre 2009

Airbus: l'État français serait prêt à augmenter sa participation

6 mars 2007 | 11h20
Webfin ARGENT | ARGENT 
 

Le ministre français de l'Économie Thierry Breton a martelé mardi que l'État était prêt à augmenter sa participation dans le capital d'Airbus «si c'était nécessaire».

«À partir du moment où les deux actionnaires industriels, comme le pacte les y autorise, ont décidé de réduire un petit peu leur participation, ils sont venus me voir en 2005, j'ai dit au nom du gouvernement français que, non seulement l'État ne vendrait pas ses actions et qu'il était même prêt à augmenter sa participation et suivre les augmentations de capital si c'était nécessaire», a-t-il précisé.

Le ministre de l'Économie a assuré que «cela fait des mois que le gouvernement français dit très clairement que si une augmentation de capital est proposée, nous la suivrons. L'État accompagnera l'entreprise dans ses développements».

Epinglant «une fausse idée» sur le fait qu'Airbus aurait besoin de fonds aujourd'hui, M. Breton a expliqué que «l'entreprise a une trésorerie abondante jusqu'en 2010, à partir de 2011 il faut commencer à financer le nouvel avion l'A350: c'est à ce moment là qu'il faudra appeler les actionnaires».

Interrogé sur les profits du fabricant de l'Airbus, la société EADS, le ministre de l'Économie a proposé que «si Airbus a des difficultés (...) si EADS fait des bénéfices cette année et l'année prochaine, (il faut que) les dividendes ne soient pas redistribués aux actionnaires pour qu'on les réinvestisse».

Enfin Thierry Breton a «appelé tout le monde à la sérénité sur ce dossier dans l'intérêt des salariés et dans l'intérêt des clients». «Il n'y a pas de licenciement sec et on prend soin que personne ne soit laissé sur le bord de la route».

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