Wall Street repart à la hausse
Associated Press
LONDRES -- La bourse américaine repartait à la hausse vendredi car des investisseurs tentaient de profiter des bonnes affaires en achetant des actions sous-évaluées. En revanche, les marchés européens ont terminé à la baisse tandis que se précisait la peur d'une récession plus profonde que prévu.
A New York, l'indice Dow Jones des valeurs industrielles regagnait 56,63 points, soit 0,8%, à 7.608,92 points, après avoir perdu la veille 445 points. Le Standard & Poor's se redressait lui de 16,86 points, soit 2,2%, à 769,30 points, après avoir atteint jeudi son plus bas niveau depuis 11 ans.
Les bourses européennes, qui avaient moins souffert que Wall Street la veille, ont terminé à la baisse vendredi.
A Londres, le FTSE 100 des principales valeurs britanniques a clôturé en baisse de 94,03 points, soit 2,4%, à 3.780,96 points.
A Francfort, le DAX a terminé en baisse de 92,79 points, soit 2,2%, à 4.127,41 tandis que le CAC-40 perdait 99,16 points, soit 3,3% à 2.881,26.
Les investisseurs européens semblent avoir pris peur après la publication des indices mensuels des directeurs d'achats (PMI): le PMI du secteur industriel a plongé de 41,1 en octobre à 36,2 en novembre, un record, celui du secteur des services est passé dans le même temps de 45,8 à 43,3.
Un peu plus tôt dans la journée, les bourses asiatiques avaient initié un rebond. Le Nikkei japonais avait grimpé de 207,75 points, soit 2,7%, à 7.910,79 points, et le Hang Seng à Hong Kong avait gravi de 360,64 points, soit 2,9%, à 12.763,81 points.
Les marchés sont extrêmement volatiles.
Jeudi à Wall Street, de nombreux actionnaires se sont séparés de leurs titres, inquiets de l'avenir de l'industrie automobile américaine, de celui de la banque Citigroup, mais aussi du cours du brut, passé sous la barre des 50 dollars le baril, son plus bas niveau depuis trois ans.
Tablant sur une prochaine reprise, certains investisseurs ont voulu profiter de ces bonnes affaires en achetant des titres qu'ils estiment sous-évalués. En revanche, d'autres continuent à vendre, craignant que l'économie mondiale ne s'enfonce encore davantage.
«Est-ce le moment d'acheter ces actions que beaucoup considèrent sous-évaluées dans la perspective de les revendre dans trois voire cinq ans, ou bien, comme d'autres le croient encore, faut-il se tenir éloigné des bourses pour encore plusieurs mois?» Tel est le dilemme des investisseurs, résumé par Howard Wheeldon, haut responsable de la stratégie chez BGC Partners. En Asie, ce sont les titres financiers, immobiliers et technologiques qui tiraient les bourses à la hausse: à Hong Kong, HSBC Holdings a progressé de 4,5% et la Banque de construction chinoise de 6,7%. «Les actions malmenées reprennent un peu du poil de la bête», a souligné Andrew Yates, vice-président des ventes institutionnelles étrangères à Asia Plus Securities, à Bangkok. «Mais les volumes ne sont pas énormes».

