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Le lundi 6 juillet 2009

Le Dow Jones chute de 370 points, le TSX recule de 573 points

6 octobre 2008 | 16h27
ARGENT 
Le Dow Jones a clôturé en baisse de 370 points, lundi. © Richard Drew/AP

En vidéo, écoutez les précisions du journaliste Richard Latendresse et les commentaires de l'économiste Clément Gignac.

LA PRESSE CANADIENNE

Les lundis noirs se suivent et se ressemblent sur les marchés boursiers.

Un élan de dernière heure a empêché la Bourse de Toronto de connaître la mère de toutes les débâcles, lundi.

L'indice S&P/TSX a perdu 573 points, soit un recul de 5,3 pour cent, pour clôturer à 10 230 points. La panique semble se généraliser auprès des investisseurs inquiets d'une économie mondiale chambranlante et d'une baisse importante du cours du pétrole brut.

Plus tôt en séance, le recul de l'indice vedette du parquet torontois avait atteint près de 1200 points. La Bourse de croissance TSXV a pour sa part décru de 166,13 points à 1134,1, une perte de 13 pour cent.

Le dollar canadien a aussi perdu beaucoup de plumes lundi, cédant 1,48 cent à 90,98 cents US, son seuil le plus bas depuis mai 2007. Plus tôt dans la séance, il avait reculé jusqu'à 90,17 cents US.

Selon Fred Ketchen, de Scotia Capitaux, l'instabilité des marchés constatée lundi résulte d'un mélange d'investisseurs cédant à la panique et voulant vendre leurs actions et des chasseurs d'aubaines. Il a fait remarquer le TSX avait perdu plus du tiers de sa valeur depuis qu'il a atteint un sommet en juin.

«Si on a de l'argent de côté et si on veut des titres qui ont un minimum d'allure, il y a des ventes sur le marché, a-t-il dit. Si on aime les ventes. Il n'y a peut-être pas d'affiche à l'extérieur de la Bourse mais avec les indices, on sait que c'est ce qui se passe actuellement.»

Le secteur de l'énergie du TSX a été le plus durement frappé par la situation actuelle, dévissant de 9,4 pour cent.

Le cours du pétrole brut, un facteur déterminant des marchés boursiers canadiens, a atteint son périgée des huit derniers mois, reculant de 6,07 $ à 87,81 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York (Nymex).

Kate Warne, une spécialiste du marché canadien à la firme Edward-Jones, tient le prix des ressources naturelles en grande partie responsable de la dégringolade du TSX.

«La Bourse de Toronto est si sensible au prix des produits de base et au ralentissement économique américain qu'elle en ressent le ressac deux fois plus que les autres marchés», a-t-elle fait valoir.

Le secteur aurifère a cédé 6,3 pour cent même si le prix du lingot a atteint 866,20 $ US l'once, en hausse de 33 $ US.

Le secteur financier du parquet torontois a aussi abandonné 3,7 pour cent.

A New York, la morosité était aussi de mise, les investisseurs s'inquiétant des déboires du secteur financier. On craint que le plan de secours de 700 milliards $ US de l'administration Bush ne libérera pas des crédits gelés.

La moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a reculé sous la barre des 10 000 points, une première en quatre ans. Elle a plongé de 369,88 points à 9955,5 tandis que l'indice composite du Nasdaq cédait 84,43 points à 1862,96.

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