Les marchés devraient rebondir à l’ouverture
LA PRESSE CANADIENNE, ARGENT
Au lendemain de la chute record de 777 points à la Bourse de New York, les marchés devraient rebondir à l’ouverture alors que les investisseurs semblent moins nerveux.
Peu avant 7h30, soit à environ une heure avant que le président Bush ne s’adresse aux Américains, les contrats à terme sur les principaux indices américains affichaient tous des gains, ce qui laisse supposer que les marchés ouvriront en hausse.
Ainsi, les contrats à terme sur le Dow Jones grimpaient de 170 points à 10 644 points alors que ceux sur le S&P 500 progressaient de 25 points à 1144 points.
Les contrats à terme sur le Nasdaq avançaient pour leur part de 25 points à 1144 points.
Peter Cardillo, économiste en chef des marchés chez Avalon Partners, a affirmé qu’il n’était pas exagérément enthousiaste face aux contrats à terme, bien qu’il s’attende à ce que les marchés américains enregistrent de légers gains à l’ouverture. Les forts volumes de transaction hier --une journée avant la fin du trimestre--, et un congé Juif pourraient réduire le nombre de transactions aujourd’hui, selon lui.
Ce mardi matin, la tourmente s'est propagée en Asie, où les principales places boursières ont affiché des reculs de 3,5 à 5% en début de journée avant de réduire leurs pertes en cours de séance. Le Nikkei de Tokyo a terminé la journée avec un recul de 4,12%. Hong Kong a toutefois pu renverser la vapeur pour finalement clôturer en hausse de 0,76%.
En Europe, en mi-séance, les investisseurs semblaient moins désemparés que leurs vis-à-vis asiatiques. Paris et Londres affichaient de légères hausses, alors que Francfort était en légère baisse.
En Russie, les échanges ont été suspendus sur les deux principales bourses de Moscou, en raison des déboires de Wall Street qui aggravent une situation déjà tendue depuis le début de la guerre contre la Géorgie en août dernier.
Par ailleurs, Bruxelles, Paris et Luxembourg se sont portés au secours, mardi, de la banque franco-belge Dexia, se mettant d'accord sur un plan de sauvetage de 6,4 milliards d'euros. Dexia est un établissement franco-belge spécialiste du financement des collectivités locales et qui a perdu des sommes considérables sur les marchés américains.
Enfin, en Irlande, l'Etat a décidé de garantir la totalité des dépôts dans les six grandes banques du pays, afin d'enrayer la crise financière.
Mardi, commentant le rejet du plan de relance par la Chambre des représentants, la Commission européenne s'est dit déçue et a appelé les États-Unis à faire preuve de leadership face à cette situation, pour le bien de l'économie mondiale.
Selon Johannes Laitenberger, porte-parole de la Commission européenne, Washington a une responsabilité spéciale vis-à-vis de l'économie mondiale.



