Le samedi 21 novembre 2009

Intervention de la Réserve Fédérale et d'autres banques centrales

29 septembre 2008 | 10h30
Mise à jour: 29 septembre 2008 | 13h36
ARGENT 
La Réserve Fédérale. 

Associated Press

WASHINGTON -- La Réserve fédérale américaine a annoncé lundi de nouvelles mesures d'intervention massives, conjointement avec d'autres banques centrales dont la Banque centrale européenne (BCE): plusieurs dizaines de milliards de dollars vont être ainsi mis à dispositions des banques, pour tenter de juguler la crise des crédits.

Selon la Fed, ces mesures sont destinées à «accroître de façon importante» les liquidités disponibles pour les institutions financières et banques, qui continuent à éprouver des difficultés dans leurs besoins de financement à court terme.

La Réserve fédérale va porter à 225 milliards de dollars (155,9 milliards d'euros) le montant des prêts à 84 jours pour les banques américaines. Parallèlement, 75 milliards de dollars (51,9 milliards d'euros) seront disponibles pour les prêts à plus court terme, de 28 jours.

D'autre part, la Fed va mettre à disposition 620 milliards de dollars (429,5 milliards d'euros) pour les autres banques centrales, étendant les accords d'échanges («swaps») de dollars avec d'autres devises.

Les banques du Canada, d'Angleterre, du Japon, la Banque centrale européenne, du Danemark, de Norvège, d'Australie et de Suède participent à ces opérations d'échange, précise la Fed. A Francfort, la BCE a expliqué avoir mis à disposition avec la Fed 240 milliards de dollars (165,8 milliards d'euros).

La Fed espère que ces injections «très importantes» de liquidités permettront de «rassurer les acteurs des marchés financiers». L'annonce de la Réserve fédérale n'a cependant pas apaisé Wall Street, où l'indice Dow Jones des principales valeurs était en baisse à la mi-journée (début de soirée en France) de 314,21 points, soit 2,8% à 10.828,92 points.

Ces mesures interviennent alors que la Chambre des représentants devait voter lundi sur le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (486,3 milliards d'euros) élaboré par l'administration Bush pour renflouer le secteur bancaire et financier américain.

Les Etats européens se portent également au secours de leurs banques en difficulté. Le géant belgo-néerlandais de la banque et de l'assurance Fortis se disait confiant lundi après le plan de sauvetage annoncé la veille par les trois gouvernements du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), qui ont décidé d'injecter 11,2 milliards d'euros pour empêcher l'établissement d'être emporté à son tour par la crise financière.

Par ailleurs, la liste des victimes ne cesse de s'allonger en Europe, touchant désormais des établissements spécialisés dans le crédit immobilier: les autorités allemandes sont venues soutenir la banque Hypo, tandis que Londres a nationalisé Bradford & Bingley.

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