Le dimanche 8 novembre 2009

Le pétrole passe sous les 120 $, mais remonte

5 août 2008 | 04h00
ARGENT 
 Photo © Corbis

Michel Van de Walle
Le Journal de Montréal

Le prix du baril de pétrole est brièvement tombé hier sous les 120 $ US pour la première fois depuis le début du mois de mai, poursuivant ainsi la tendance baissière amorcée il y a une dizaine de jours.

Un apaisement des craintes liées à la tempête tropicale Edouard ainsi qu’une baisse des dépenses de consommation aux États-Unis pour le mois de juin ont provoqué une chute de plus de 5 $ du prix du baril de brut léger en cours de séance à New York.

Le contrat de septembre a touché 119,50 $ US mais a terminé la journée à 121,41 $ US le baril, en baisse de 3,69 $ US sur le prix de vendredi.

Les investisseurs se sont départis massivement de leurs positions lorsqu’il est devenu de plus en plus plausible que la tempête Edouard fasse peu de dommages aux installations pétrolières et gazières du golfe du Mexique.

Consommation en baisse

La tendance baissière a également été alimentée par les données du département du Commerce américain qui ont révélé une diminution de 0,2 % des dépenses de consommation en juin. Selon des analystes, cette baisse constitue un autre signe que l’économie américaine ralentit et que la demande pour divers produits, dont les carburants, faiblit.

En moins de trois semaines, le prix du baril a perdu plus de 25 $ US, soit un recul de plus de 17 %.

Le 11 juillet, le baril avait atteint un sommet historique à 147,27 $ US.

Des analystes avaient prédit il y a plusieurs mois qu’il pourrait toucher les 200 $ US alors que d’autres croient au contraire que la récession américaine affectera la demande mondiale et tirera les prix vers le bas. C’est ce que prévoient les stratèges de la Financière Banque Nationale, Clément Gignac et Pierre Lapointe, qui réitéraient dans une analyse publiée le 18 juillet leur cible de 75 $ à 80 $ US le baril d’ici 12 à 18 mois.

Hier, le marché boursier canadien était fermé en raison du congé officiel en Ontario. Aux États-Unis, les marchés ont terminé en baisse, mais dans une moindre mesure que ce que le début de séance laissait présager.

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