Le Sénat américain adopte le plan d'aide au secteur immobilier
ASSOCIATED PRESS
WASHINGTON -- Le Sénat américain a adopté samedi par 72 voix pour et 32 contre, une loi sur la crise du secteur immobilier destinée à venir en aide aux quelque 400 000 petits propriétaires américains menacés de saisie. Il s'agit de la plus ambitieuse législation sur l'immobilier votée au Congrès depuis plusieurs dizaines d'années, signe de l'importance de la crise actuelle aux États-Unis.
Fait exceptionnel et signe de l'urgence de la situation, le Sénat s'est réuni un samedi pour voter sur ce texte adopté mercredi par la Chambre des représentants. Le président George W. Bush devrait la signer rapidement. La loi prévoit notamment une enveloppe de 3,9G$ pour les quartiers les plus touchés par la crise du crédit immobilier. Les propriétaires menacés de saisie car incapables d'honorer leurs remboursements mensuels pourront également accéder à des prêts fédéraux à des taux moins élevés soutenus par l'Administration immobilière fédérale (FHA), et ainsi sauver leur maison.
Mercredi, le président George W. Bush avait renoncé à s'opposer à la disposition prévoyant les 3,9G$ pour les quartiers les plus touchés par la crise actuelle. Le chef de la Maison Blanche s'était tout d'abord opposé à cette mesure, estimant que la disposition visait à aider les banquiers et les créanciers, et non les propriétaires en difficulté.
La texte offre également une respiration provisoire aux deux géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae (FNA) et Freddie Mac (FRE), menacés de faillite à la mi-juillet, en fixant jusqu'à 625 000$ la valeur des prêts que les deux groupes peuvent racheter et qui peuvent être assurés par la FAE.
La loi donne par ailleurs la possibilité au département du Trésor d'accorder jusqu'à la fin 2009 une ligne de crédit illimitée à Fannie Mae et Freddie Mac, et, si nécessaire, d'acquérir une part de leurs titres afin de les soutenir.
Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5 300G$ US de crédits hypothécaires immobiliers, soit environ la moitié du total aux États-Unis. Leur effondrement aurait des répercussions sur toute l'économie américaine et au-delà des frontières.

