Le samedi 7 novembre 2009

Arrivé ici sans un sou

2 mai 2008 | 22h25
Journal de Montréal 
Michael Lee-Chin 
Jean-Philippe Décarie
Le Journal de Montréal

La maxime de Michael Lee-Chin est simple et fortement inspirée des enseignements de Warren Buffett : « Achetez, patientez, prospérez. » Il peut en témoigner puisque c’est sans un sou dans les poches qu’il est arrivé au Canada, il y a trente ans.

Michael Lee-Chin est parti de la Jamaïque au début des années 70 pour compléter son cours en génie à l’université McMaster à Hamilton, grâce à une subvention du gouvernement jamaïcain.

Une fois diplômé, il retourne en Jamaïque, travaille deux ans comme ingénieur avant de revenir au Canada, sans le sou et avec deux enfants, où il entreprendra sa carrière dans le monde de la finance.

L’an dernier, Michael Lee-Chin était le 12e homme le plus riche au Canada avec une fortune évaluée alors à 2,4 milliards $.

Le propriétaire de la firme AIC a été touché par le repli boursier des titres du secteur financier, là où AIC a toujours prioritairement investi.

Durant les années 90, les fonds AIC Avantageux I et II étaient les plus performants au Canada, avec des rendements annuels de 100 %.

L’an dernier, ces mêmes fonds se sont repliés de 25 %. La firme qui avait des actifs sous gestion de 15 milliards $ gère aujourd’hui environ 5 milliards $ d’actifs, beaucoup d’investisseurs ayant vendu leurs parts.

« On oublie que le titre de Berkshire Hathaway est resté plafonné durant sept ans, de 1998 à 2004, à 84 000 $. En 2000, lorsque le Nasdaq a atteint son sommet de plus de 5 000 points, les actions de Buffett avaient chuté de moitié à 42 000 $.

« Ça démontre qu’il faut être patient. Il ne fallait pas vendre à ce moment-là puisque le titre vaut aujourd’hui plus de 130 000 $», souligne Michael Lee-Chin.

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