Le dimanche 8 novembre 2009

Les PDG américains sont grassement payés

12 juin 2007 | 13h06
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Les PDG américains font la «grosse vie»

Sur près de 400 grands patrons américains, la moitié a touché plus de 8,3M$ l'an dernier, selon les calculs de l'agence Associated Press.

Au total, les PDG de 386 entreprises du «Standard and Poor's 500» (S&P 500), indice prenant en compte 500 sociétés jugées représentatives de l'état de l'économie américaine, ont perçu 4,16G$ US l'an dernier, selon l'analyse des données fournies au premier trimestre de cette année par ces entreprises. La moitié ont perçu plus de 8,3M$ US mais certains gagnent beaucoup, beaucoup plus.

Terry Semel, le PDG de Yahoo Inc, actuellement à la traîne derrière Google en termes de croissance de bénéfices et de performances boursières, arrive en tête avec une rémunération totale de 71,7M$ US l'an dernier, selon la méthode de calcul utilisée par Associated Press.

C'est plus de deux fois et demie ce qu'a gagné cette année Alex Rodriguez des Yankees de New York, le joueur de base-ball le mieux payé. C'est bien plus aussi que n'empochent des stars d'Hollywood comme Brad Pitt ou Leonardo DiCaprio (20M$ US , plus 20% des recettes brutes).

Terry Semel était suivi par deux patrons de l'industrie énergétique, Bob Simpson de XTO Energy, avec 59,5M$ US, et Ray Irani d'Occidental Petroleum avec 52,8M$ US.

Les dix patrons qui ont gagné le plus ont chacun touché au moins 30M$ US chacun en 2006.

Sur les 386 compagnies de la liste d'Associated Press, seuls six patrons ont perçu moins de 1M$ US. Et le plus «modeste», James Sinegal de Costco Wholesale, possède toutefois 2,4 millions d'actions maison, d'une valeur d'1,3G$ US, et des options sur 1,2 million de titres supplémentaires.

La méthode de calcul d'Associated Press, établie avec les conseils des consultants financiers de Pearl Meyer & Partners et Mercer Human Resource Consulting, additionne entre autres salaires, primes, avantages en nature, valeur estimée des actions et des stock-option... Ce n'est pas la même formule que celle de la SEC, la commission des opérations boursières américaine.

Mais quelle que soit la formule utilisée, l'exemple du PDG de Yahoo illustre une tendance récente aux États-Unis: son salaire (250 000$ US) et les primes en liquide ne représentent qu'une petite partie de sa rémunération, qui provient essentiellement des actions ou stock options qu'il a reçues.

Selon le Service de recherche du Congrès, les PDG gagnent en moyenne 179 fois le salaire moyen, contre 90 fois en 1994. Si le salaire horaire minimum fédéral avait progressé au même rythme, il s'élèverait aujourd'hui à 22,61$ US, or il passera à 5,85$ US de l'heure le 24 juin.

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