Nortel : quel avenir pour les 500 employés de Montréal?
Nortel se place sous la protection de ses créanciers
Ottawa est prêt à aider Nortel
En vidéo, écoutez les commentaires du professeur de l’Université du Québec en Outaouais, Tamas Michel Koplyay.
François Pouliot
ARGENT
Quel avenir pour les 500 employés de l’usine de Nortel de Ville Saint-Laurent?
La question court alors que l’équipementier téléphonique s’est placé aujourd’hui sous la protection de la loi sur la faillite.
L’unité de Ville Saint-Laurent est réputée abriter d’importantes activités en recherche et développement, mais cette information est contestée par certains employés avec qui Argent a pu discuter.
« À Montréal, il y a un peu de tout. De l’ingénierie de système, du marketing, des ventes, etc. », a notamment expliqué une employée. Un porte-parole de Nortel n’était pas en mesure d’expliciter sur les activités montréalaises de la société.
« Si l’unité comprend d’importantes activités de recherches, elle pourrait ne pas trop souffrir. Si ce n’est pas le cas, il est possible qu’elle soit effectivement rationalisée », a indiqué le professeur de l’Université du Québec en Outaouais, Tamas Michel Koplyay. Monsieur Koplyai estime peu probable que la compagnie poursuive ses activités actuelles une fois restructurée. Il s’attend plutôt à ce que la division tente de la vendre en tout ou en partie, ce qui conduirait à l’élimination de postes en duplication.
Le professeur verrait bien la chinoise Huawei s’intéresser aux activités de Nortel, mais il ne croit pas que le gouvernement américain autoriserait sa vente. Il y a quelque temps, la compagnie chinoise s’était intéressée à la société 3Com, mais avait fait face à l’objection des autorités américaines.
Les noms de Nokia, Cisco et Alcatel sont aussi avancés.
Le professeur de l’UQO fait cependant valoir que la vente ne sera pas aisée du fait des conditions économiques actuelles.


