Les centrales syndicales outrées par l'énoncé économique de Flaherty
La Presse Canadienne
L'énoncé économique du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, est "un véritable désastre" aux yeux de la CSN. La FTQ, elle, demande carrément aux trois partis d'opposition de renverser le gouvernement conservateur minoritaire et de former un gouvernement de coalition pour le remplacer.
Les deux principales organisations syndicales du Québec, qui représentent ensemble 800 000 travailleurs, se sont dites outrées par l'énoncé économique présenté jeudi par le ministre fédéral des Finances.
Le président de la FTQ, Michel Arsenault, dont la centrale représente près de 30 000 fonctionnaires fédéraux, par l'intermédiaire de l'Alliance de la fonction publique du Canada, est estomaqué de la suspension du droit de grève dans la fonction publique fédérale et des autres mesures touchant l'équité salariale et la limitation des augmentations de salaire.
Pour la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, cet énoncé laisse présager un prochain budget qui va sabrer dans les programmes.
Mme Carbonneau n'y voit aucune mesure de nature à aider la forêt ou le secteur manufacturier, et à peine quelques "grenailles" pour les retraités.
Elle trouve carrément "irresponsable" de retarder de quelques mois la prise de décision, lors du prochain budget.
Quant aux mesures qui touchent le financement des partis politiques, Mme Carbonneau et M. Arsenault les trouvent "bêtement partisanes" et y voient un coup à la démocratie.
De son côté, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s'est dit outré de l'absence de mesures en faveur du logement social ou pour contrer l'itinérance.


