Statu quo sur les taux d’intérêt
Mise à jour: 3 septembre 2008 | 11h33
En vidéo 1, écoutez les commentaires de Carlos Leitao, économiste en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.
En vidéo 2, écoutez l'analyse de Paul-André Pinsonnault, économiste principal, revenus fixes, à la Financière Banque Nationale.
Par Louis-Pierre Côté
ARGENT
La Banque du Canada a maintenu les taux d’intérêt inchangés à sa réunion d’aujourd’hui, dans une décision qui était attendue par une majorité d'économistes.
La Banque a donc reconduit son taux directeur à 3%. Ce taux est en vigueur depuis le 22 avril dernier, alors qu’elle l’avait abaissé de 0,5%.
Lors de sa dernière décision, en juillet, l’institution fédérale dirigée par Mark Carney s’inquiétait de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières. L’équipe de la Banque s’attendait à ce que l’indice général de l’inflation se hisse temporairement au-dessus de 4% au premier trimestre de 2009 avant de redescendre vers les 2%, au milieu de 2009.
Mais compte tenu de la baisse récente des prix de l’énergie, l’inflation pour le premier semestre de l'an prochain sera inférieure à cette projection, affirme la Banque, qui estime toujours que l’inflation globale et l’indice de référence convergeront vers 2% au deuxième semestre, ce qui constitue sa cible.
La Banque souligne que le recul des prix des produits de base a contribué de «façon marquée à la dépréciation du dollar canadien par rapport à son pendant américain. La baisse de régime à l'échelle du globe et le repli du dollar canadien auront des effets opposés sur la demande de biens et services canadiens.»
La Banque note que dans l'ensemble, le niveau de l'activité économique au Canada est légèrement plus bas qu'on ne s'y attendait en juillet mais demeure près de la capacité de production de l'économie.
«Compte tenu de ce qui précède, la Banque estime que le degré de détente monétaire fourni par le niveau actuel du taux cible du financement à un jour demeure approprié. Elle continuera de suivre de près la situation économique et financière au pays et à l'étranger, ainsi que l'évolution des risques, et de mener une politique monétaire axée sur la réalisation de la cible d'inflation de 2 % à moyen terme.»

