Le samedi 7 novembre 2009

Les multinationales pointées du doigt

9 juillet 2008 | 18h05
ARGENT 
 © Corbis

Canoë-ARGENT
Geneviève Riel-Roberge

C’est notamment des multinationales que proviendraient les pressions d’uniformisation des mesures techniques stipulées dans la nouvelle version de l’Accord sur le commerce intérieur (ACI), aux dires de Marcel Groleau, président de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ).

Interrogé à savoir de quelle partie du Canada provenaient les pressions d’uniformisation des mesures techniques de la nouvelle version de l’ACI, Marcel Groleau a mis les entreprises en alimentation qui font affaires au Canada et les multinationales au banc des accusés.

«Les multinationales et les entreprises veulent avoir des règles harmonisées à travers le Canada pour faire leur commerce et améliorer leurs bénéfices. Les gouvernements croient que plus on harmonise, plus on favorise le commerce et l’enrichissement de la province. Ça, c’est leur théorie», a-t-il mentionné, ajoutant qu’en vérité, les plus grands perdants demeuraient les agriculteurs.

«Plus on va faire cela, plus les producteurs seront dépouillés et moins ils auront d’outils pour revendiquer des prix justes sur les marchés et défendre leur point».

Marcel Groleau a également affirmé que l’Ouest du Canada avait prévu, dans son Accord, l’exclusion des subventions des consultations possibles. «Leur agriculture (celle de l’Ouest) est beaucoup basée sur le soutien par les subventions. Dans l’Est, c’est beaucoup plus réglementaire: on n’a pas exclu des dispositions réglementaires soutenant notre agriculture. Ça, ça nous inquiète» a-t-il affirmé.

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