Les entreprises canadiennes sont passablement optimistes
Mise à jour: 7 juillet 2008 | 15h56
Julian Beltrame
La Presse Canadienne
OTTAWA _ Les entreprises canadiennes demeurent relativement optimistes quant à leurs perspectives pour la prochaine année, tout en percevant de plus en plus l'inflation comme un problème émergent, affirme la Banque du Canada dans une nouvelle étude.
Toutefois, cette étude trimestrielle effectuée auprès d'une centaine d'entreprises révèle une division régionale marquée, les dirigeants de l'Ouest s'attendant à une prospérité croissante tandis que ceux de l'Est prévoient plutôt un ralentissement.
Les dirigeants approchés dans le cadre de l'enquête d'opinion, menée entre le 20 mai et le 13 juin, ont fait part de leur préoccupation croissante au sujet de l'inflation. Pas moins de 38 pour cent d'entre eux, un record, ont prédit que leurs coûts liés aux facteurs de production augmenteraient en raison de la forte hausse des prix de l'énergie, ce que 20 pour cent prévoient refiler à d'autres.
Trente-six pour cent des répondants - un niveau sans précédent dans le cadre de cette enquête - ont dit croire que l'inflation passerait au-dessus du seuil des trois pour cent au cours des deux prochaines années. Le pourcentage de ceux qui estiment que le taux d'inflation va rester à l'intérieur de la fourchette de maîtrise de l'inflation d'un à trois pour cent visée par la banque est passé de 80 pour cent, au moment de l'enquête menée au printemps, à 63 pour cent, dans le cadre de la plus récente.
«La hausse attendue de la croissance du prix des intrants au cours des 12 prochains mois provient surtout de la vigueur soutenue des cours du pétrole et d'autres produits énergétiques à laquelle s'ajoute le renchérissement des aliments et d'autres produits de base non énergétiques comme les métaux communs», a écrit la Banque du Canada.
«Certains répondants ont aussi évoqué la montée du prix des importations provenant de la Chine», a-t-elle ajouté.
La confiance relativement solide émanant de l'enquête encouragera probablement la banque centrale à résister aux pressions exercées afin qu'elle réduise ses taux d'intérêt au moment de sa prochaine annonce, prévue la semaine prochaine, prédisent des économistes.
Par ailleurs, dans une étude distincte rendue publique lundi, le Conference Board du Canada indique que la confiance des consommateurs a chuté à son niveau le plus bas depuis le quatrième trimestre de 1995. L'indice de l'organisme a perdu 6,2 points, à 79,6 sur une base de 100 points, en juin, après avoir chuté de sept points le mois précédent.



