Le titre de BCE bondit de plus de 13%
Mise à jour: 4 juillet 2008 | 12h39
En vidéo, l'analyste Michel Nadeau et Jean-René Adam, gestionnaire de portefeuille Marchés nord-américains chez Hexavest Gestion d'Actifs, discutent de la transaction.
ARGENT, LA PRESSE CANADIENNE
Les investisseurs dans le géant des télécoms BCE (BCE) ont poussé un soupir de soulagement ce matin, lorsqu’ils ont appris qu’une entente finale avec le groupe d’acquéreurs préservait le prix de 42,75$ par action négociée en juin 2007.
Le titre a fait l’objet d’un arrêt des transactions ce matin, avant l’annonce de la nouvelle. Lorsqu’elles ont repris à 10h00, le titre a bondi de 12,6% ou 4,35$ à 39,50$.
Le titre de BCE se négociait bien en-deçà du prix négocié depuis plusieurs mois, les investisseurs craignant que les banques - Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et la Banque TD (BCE) -finançant la transaction du Régime de retraite des enseignants et des enseignantes de l’Ontario (Teachers) et ses partenaires renégocient une nouvelle entente moins favorable.
Lundi dernier encore, le journal Globe and Mail écrivait que selon des sources, les banques insistaient pour que la valeur de la compagnie soit établie sur la même base que sa rivale Telus (T) , ce qui, selon le Globe, aurait fait passer le montant versé par action dans une fourchette de 35 à 38$.
Mais certains analystes voyaient mal comment les banques auraient pu passer outre à l'entente déjà signée.
BCE a expliqué que l'acquéreur, c'est-à-dire une société formée par un groupe d'investisseurs formé par Teachers, Providence Equity Partners Inc., Madison Dearborn Partners, LLC, et Merrill Lynch Global Private Equity, et les prêteurs ont produit des documents de crédit entièrement négociés et signés aux fins du financement de la transaction, y compris une entente de crédit signée et d'autres documents de financement clés.
BCE a précisé que la clôture de la transaction, évaluée à 52G$ en incluant la dette, aura lieu le ou avant le 11 décembre 2008.
BCE dit que, d'ici la clôture, elle ne versera pas de dividendes sur ses actions ordinaires, mais continuera d'en verser sur ses actions privilégiées.
Par ailleurs, l'indemnité de rupture payable par les acquéreurs a été accrue à 1,2G$.
L'entente finale a été approuvée par le conseil d'administration de BCE qui a en outre confirmé que George Cope, nommé président et chef de l'exploitation de Bell Canada en octobre 2005, succédera à Michael Sabia à titre de chef de la direction de BCE et de Bell Canada, à compter du 11 juillet.
La transaction prévoit la fermeture du capital de BCE, une entreprise actuellement cotée en bourse. Il s'agit de la plus importante transaction de ce type dans le monde, selon BCE.

