Le samedi 21 novembre 2009

D'où viennent les banques islamiques

9 octobre 2007 | 06h24
ARGENT 
 © Corbis

Géraldine Martin

Le Journal de Montréal

Le développement de Qurtuba s’inscrit dans une vaste tendance mondiale où la finance islamique prend de plus en plus de place.

Le développememt des banques islamiques remonte surtout au début des années 1980.

« En raison du boom pétrolier, les pays du golfe avaient d’énormes surplus qu’ils devaient placer », explique Bernard Élie, professeur en finance internationale à l’Université du Québec à Montréal. Également alimentées par un regain de ferveur chez les fidèles, les banques islamiques se sont rapidement multipliées.

Selon un document de 2007 publié par le Fonds monétaire international, il existe plus de 300 institutions financières islamiques réparties dans plus d’une cinquantaine de pays. Depuis 10 ans, cette industrie croît à un rythme de 10 à 15 % par an. Les actifs des banques dépassent les 250 G$ US.

L’Occident charmé

Devant cette manne, la finance islamique s’est transportée vers des pays non musulmans et a même séduit des banques occidentales.

Par exemple, en Grande-Bretagne, la banque HSBC exploite carrément une filiale qui offre des comptes courants et du financement personnel selon les règles du Coran.

« Il y a beaucoup d’argent avec les pétrodollars. C’est clair que les grosses banques ne veulent pas être en reste », résume Issouf Soumaré, professeur de finance à l’Université Laval.

Preuve du développement du phénomène dans l’économie mondiale, certains indices boursiers offrent maintenant des choix islamiques.

Il existe notamment le S&P 500 Shariah, un indice créé par l’agence de crédit américaine Standard & Poor’s. Cet indice est celui du S&P 500, duquel on a retranché les entreprises qui ne respectent pas les règles du Coran, dont celles qui œuvrent dans les secteurs du tabac, de la pornographie ou encore de l’alcool.

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