Les prix des maisons à Montréal vont se stabiliser
Mise à jour: 7 juillet 2010 | 09h42
Les faibles taux d'intérêt et une pénurie de propriétés à vendre ont entraîné une hausse des prix à Montréal au deuxième trimestre, mais le nombre accru de maisons sur le marché aux troisième et quatrième trimestres va engendrer une stabilisation des prix.
Selon une étude de Royal LePage publiée mercredi, les prix des maisons ont fortement augmenté depuis un an dans la région métropolitaine.
Au deuxième trimestre, le prix moyen d'une maison individuelle de plain-pied à Montréal a ainsi grimpé de 8,7% sur 12 mois pour se situer à 255 906$. Le prix d'une maison standard à deux étages a augmenté de 7,5% pour s'établir à 357 833$, tandis que le prix moyen d'un appartement standard en copropriété a progressé de 8,0% pour se fixer à 226 048$.
Si les acheteurs se font fait nombreux en avril et en mai, alors qu'ils cherchaient à intégrer le marché avant la hausse prévue des taux d'intérêt, ils se font maintenant un peu moins actifs, estime Dominic St-Pierre, directeur des services immobiliers chez Royal LePage pour le Québec.
Comme le nombre plus élevé de propriétés à vendre a augmenté vers la fin du deuxième trimestre, la progression des prix a ralenti en juin.
Selon M. St-Pierre, le marché immobilier devrait enregistrer un ralentissement pendant le deuxième semestre de l'année et les prix de tous les types d'habitations à Montréal devraient demeurer stables.
Le marché sera plus équilibré jusqu'à la fin de 2010, alors que le nombre de propriétés vendues cette année devrait être semblable ou légèrement supérieur aux résultats enregistrés en 2009.
«Pour le moment, nous comptons 24% plus de ventes qu'à la même période l'année dernière», constate M. St-Pierre. Mais cette avance diminuera lentement pour égaler les chiffres obtenus l'année dernière.
Le marché immobilier devrait connaître un ralentissement en juillet et être plus dynamique au début de septembre lorsque les acheteurs d'une première maison seront de retour sur le marché, estime-t-il.
Ce sont ces acheteurs qui ont été plus actifs au deuxième trimestre, alors que les acheteurs d'une deuxième ou d'une troisième maison se sont activités vers la fin du trimestre.
«Les propriétés et les secteurs haut de gamme, tels que Mont-Royal, le centre-ville et Saint-Laurent, les intéressent», conclut M. St-Pierre.

