Le samedi 21 novembre 2009

Pensez-vous à faire de l'argent ?

8 septembre 2008 | 06h33
ARGENT 
 

J’allais souffler les huit chandelles de mon gâteau d’anniversaire. Est venu le moment de faire un vœu. J’ai retenu mon souffle. À cet instant, pour la première fois de ma vie, l’idée a traversé mon esprit : faire de l’argent.

J’avais une chose en tête. Un rêve de petite fille. Celui de voir le placard de ma chambre se garnir d’autant de petites robes qu’il y avait de jours dans la semaine. Mais pour y parvenir, il fallait assurément que je sois en mesure de gagner beaucoup d’argent. Difficile pour l’instant. Tant pis, le rêve a tout de même fait mon bonheur.

Dès le début de l’adolescence, la pensée a refait surface. Je cherchais constamment à identifier des moyens ingénieux qui me permettraient de gagner plus d’argent.

Premier emploi

Je me souviens, entre autres, de mon premier emploi à temps partiel. J’étais vendeuse de cartes dans un bingo. Tâche: servir une rangée d’une centaine de clients. Rémunération : 20$ par soir. J’avais offert à mon employeur d’en servir deux, plutôt qu’une. Ce qu’il accepta. Mon salaire ne fut pas bonifié. Mais les chances que le gros lot soit ramassé par un client de ma section furent automatiquement doublées. Et avoir la chance de retrouver le gagnant dans sa section pouvait être très payant. En effet, le généreux pourboire des vainqueurs était bien souvent plus important que la paye.

L’expérience « Bingo » a été une tactique ponctuelle, mais concluante. J’ai effectivement fait plus d’argent.

Stratégie mercantile

Il me fallait maintenant peaufiner ma stratégie mercantile. Il m’est alors apparu que poursuivre mes études ne serait pas une mauvaise option. Cela me permettrait assurément d’accéder, un jour, à un emploi proposant une rémunération satisfaisante… Et d’encaisser un salaire en lien avec mes attentes. L’équation semblait plausible.

Malheureusement, mes plans échouèrent. J’ai dû quitter les bancs d’école bien plus tôt que je ne l’avais imaginé. Direction marché du travail. Salaire annuel : 12 740$. La situation n’était pas tout à fait celle dont j’avais rêvé.

Il en a été ainsi pendant un certain temps. Au bout de plusieurs années, et même après avoir gravi des échelons importants dans l’organisation, je n’avais toujours pas réussi à cumuler les dollars tant espérés. J’étais fauchée ! Peu à perdre et un peu plus à gagner.

Pas si pauvre

J’ai alors décidé de démarrer ma propre entreprise. Curieusement, je me suis aperçue à ce moment-là que je n’étais pas si pauvre; que ces années de vaches maigres m’avaient plutôt permis de m’enrichir.

Le cheminement des dernières années, les expériences cumulées, les connaissances et les compétences acquises me donnaient plus de confiance, d’assurance et d’aisance. Inévitablement, tout cela a contribué à donner de la valeur à mon projet d’affaires.

Le parallèle ?

Et le parallèle avec l’entrepreneuriat dans tout ça ? Là est la question. Beaucoup de gens restent salariés. Mais cela ne les empêche pas d’entreprendre leur situation. Chercher à améliorer ses compétences et ses conditions nécessite des efforts, de l’audace et du courage. Cette quête d’enrichissement est une forme de cheminement entrepreneurial. Et curieusement, on ne sait jamais où tout cela peut nous mener.

Femmes d’affaires et affaires de femmes, c’est une tribune pour vous !

Je vous remercie de partager avec moi vos rêves, vos ambitions, vos anecdotes stimulantes, vos succès, vos inquiétudes, etc. Vos courriels sont nombreux et vos histoires m’intéressent.

anne.marcotte@vivemtia.ca

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