Le samedi 11 février 2012

Le groupe TVA s'en sort bien malgré la crise des médias

8 mars 2010 | 10h00
Mise à jour: 8 mars 2010 | 17h40
 
Argent

Le Groupe TVA (TVA.B) a fait grimper ses profits de 45% au quatrième trimestre, alors que les revenus ont légèrement augmenté.

 

La société de médias a généré un bénéfice de 21,1M$ ou 0,89$ par action pour la période de trois mois terminée à la fin décembre, ce qui se compare à des profits de 14,5M$ ou 0,61$ par action au trimestre correspondant l'an dernier.

Si on exclut l'ajustement relié à des droits de licences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, le bénéfice d'exploitation est passé de 22,4M$ à 23,2M$.

Les revenus ont atteint 128,5M$, en hausse par rapport aux 127M$ du trimestre correspondant l'an dernier. Les revenus tirés de la télévision ont augmenté d'un peu plus de 5M$ pour s'établir à 107,1M$, alors que les revenus provenant du secteur de l'édition ont chuté d'environ 1,4M$ pour se situer à 4,4M$, confirmant la tendance de l'exercice.

Pour l'exercice, le Groupe a enregistré des profits de 49,1M$ ou 2,05$ par action comparativement à 44,9M$ ou 1,78$ par action pour l'exercice 2008.

Les revenus se sont chiffrés à 439M$, comparativement à 436,7M$ l'année précédente.

«Malgré nos résultats encourageants, la situation économique et les tendances du marché limitent considérablement la croissance future possible de nos revenus publicitaires qui représentent encore près de 75% des revenus du secteur télévision», a commenté Pierre Dion, président et chef de la direction de la Compagnie.

Malgré tout, il concède que TVA est un peu « l'exception à la règle parmi les télévisions généralistes du Canada depuis les deux dernières années, même si le contexte économique s'améliore un peu. »

Selon lui, la spécificité du marché québécois peut expliquer en partie la situation. « Nous un marché fermé, et les Québécois aiment leur télévision francophone. » De plus, la province a été moins affectée par la récession, ce qu'ont pu constater la division des ventes, qui a eu plus de difficultés à Toronto qu'à Montréal.

Au sujet de TVA-Sports, la plus récente licence que le groupe a obtenue pour une chaîne spécialisée, M. Dion a insisté à nouveau sur le fait qu'il faudra avoir « accès à des matches de la Ligue nationale de hockey, dont certaines parties du Canadien de Montréal », pour qu'il puisse y avoir une véritable concurrence dans la télévision sportive au Québec.

« Selon nous, le fait que CTVGlobemedia soit à la fois propriétaire de RDS et actionnaire du Canadien place l'entreprise en conflit d'intérêts », a-t-il précisé.

M. Dion a souligné que les services spécialisés ont poursuivi leur croissance avec une augmentation de 19,4% de leurs produits d'exploitation et de 38,7% de leur bénéfice d'exploitation.

Si les revenus publicitaires du secteur de l'édition ont régressé de 8,2% au cours du quatrième trimestre, la marge bénéficiaire a été de 9,8%, en légère hausse sur la marge de 9,7% du trimestre correspondant de 2008 et ce, «tout en continuant de protéger nos parts de marché».

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