Cosmos ne jette pas l’éponge
Argent
Une journée après que Cossette (KOS) se soit entendue sur son acquisition par une firme d’investissement américaine, l’autre groupe qui voulait mettre la main sur le géant québécois de la pub laisse entendre qu’elle n’a toujours pas jeté l’éponge.
Dans un communiqué de presse envoyé en soirée, Cosmos Capital affirme qu’elle «compte prendre les prochains jours pour passer en revue les documents explicatifs de la transaction» qui ont été déposés hier par Cossette.
Cosmos poursuit en indiquant qu’en «marge de cette révision», elle va évaluer les possibilités qui s’offrent à elle. Le groupe consultera notamment ses partenaires financiers avant de prendre une décision.
Notons que Mill Road, une société privée de Greenwich au Connecticut a offert une contrepartie de 7,87 $ pour chacune des actions subalternes en circulation ce qui s’avère une prime de 50 % par rapport au prix offert par Cosmos Capital. Ceux-ci offraient 5,25 $ l’action. L’offre valorise donc Cossette à 124,27 millions $.
Même avec l’entente signée avec Mill Road, Cossette a conservé le droit d'examiner toute proposition non sollicitée si le conseil est d'avis qu'elle constitue une proposition supérieure. En cas de résiliation avec Mill Road, Cossette devra lui verser une indemnité de 3,25M$.
Mais hier, en entrevue avec Argent, Marcel Barthe, vice-président stratégie d’entreprise de Cossette, a souligné que l’offre de Cosmos était clairement insuffisante.
«Nous avons toujours soutenu que les offres de Cosmos étaient trop basses et ne reconnaissaient pas la valeur réelle de Cossette», a-t-il affirmé.
En tant que société fermée, l’entreprise continuerait d’être dirigée par Claude Lessard et la direction actuelle. Cosmos est notamment constituée d’anciens de Cossette notamment François Duffar, ex-président de l'entreprise.


