Bombardier raterait le «contrat du siècle»
Argent
La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) aurait donc tranché. C’est la Française Alstom qui remporterait le «contrat du siècle» de 1000 trains express régionaux face à la Québécoise Bombardier (BBD.B) .
C’est ce qu’affirme le quotidien Le Figaro dans son édition électronique du 2 juillet.
Selon le journal français, le constructeur serait en négociations exclusives avec la SNCF pour une première commande ferme de 100 trains d’une valeur de 1,5 milliards d’euros (2,43 milliards de dollars CAN).
Mais cette première commande serait le début d’une longue suite. Selon Le Figaro, le nombre de rames commandées à Alstom pourrait même atteindre 1000 ce qui équivaut à un montant de 15 milliards d’euros (24,31 milliards de dollars CAN). Ce qui fait dire au quotidien français qu’il s’agit du «contrat du siècle».
La SNCF ne confirme rien à l’heure actuelle, mais la première commande devrait être officialisée d’ici deux semaines.
Mais la société aurait indiqué qu’elle avait intérêt «à maintenir les deux concurrents en compétition le plus longtemps possible».
Le futur TER d'Alstom est une rame à un étage qui roule à 160 km/h.
Du côté de Bombardier, on ne veut pas confirmer la nouvelle. En entrevue avec Argent, le porte-parole Talal Zouaoui a toutefois laissé entendre que si l'information s'avère véridique qu'il s'agirait d'une grande déception pour le groupe.
Alstom efface sa défaite de 2006
La Française vient donc d’effacer sa défaite face à Bombardier alors que la Québécoise avait remporté un contrat de 1,85 milliards d’euros en 2006 pour la construction de 172 rames de train Transilien.
Les deux constructeurs travaillent conjointement sur des projets d’envergure notamment le métro de Paris et celui de Montréal.
Le Figaro rappelle qu’un autre contrat gargantuesque risque d’être bien disputé lors des prochaines années : celui du TGV français.
La plupart des rames actuelles, entrées en service au début des années 1980, arrivent en effet en fin de vie et vont devoir être progressivement remplacées à partir de 2014.
Le titre de Bombardier en pâtissait déjà en ouverture de la Bourse de Toronto. L’action glissait de 2,03 % ou 0,07 cent pour pointer à 3,38 $.


