Le mercredi 16 mai 2012

Affaires

Sagard hante le gouvernement

15 février 2012 | 07h36
ARGENT  
La visite du président de la Caisse de dépôt à Sagard, au domaine du milliardaire Paul Desmarais, a mis le gouvernement dans l'embarras, hier, lors de la reprise des travaux parlementaires.
Geneviève Lajoie
Le Journal de Québec

La visite du président de la Caisse de dépôt et placement du Québec à Sagard, au domaine du milliardaire Paul Desmarais, a mis le gouvernement dans l'embarras, hier, lors de la reprise des travaux parlementaires.

 (Photo: Agence QMI)

Le député péquiste Nicolas Marceau a signalé au ministre Raymond Bachand que la relation entre Michael Sabia et la famille Desmarais n'était peut-être pas désintéressée puisque la Caisse et Power Corporation, le holding financier des Desmarais, ont des intérêts communs dans plusieurs secteurs, notamment l'exploitation pétrolière.

" Les investissements de la caisse dans des sociétés actives dans le secteur des sables bitumineux sont deux fois plus importants que ceux faits dans des entreprises québécoises cotées en bourse. A-t-on discuté sables bitumineux à Sagard? ", s'est-il ouvertement interrogé.

Confiance

Comme il le martèle depuis deux semaines, le gouvernement libéral a dit ne rien voir de répréhensible dans les activités " sociales " de Michael Sabia à Sagard. " Nous avons confiance en M. Sabia ", a répété, hier, le ministre Bachand.

Ceux qui ont des questions à poser au patron de la Caisse sur ses visites à Sagard n'auront qu'à le faire lorsque la Caisse devra défendre ses dépenses et ses investissements en commission parlementaire, a-t-il renchéri.

Outre le grand patron de la Caisse de dépôt, le premier ministre Jean Charest a lui aussi admis avoir séjourné à plus d'une reprise à Sagard, en compagnie de son épouse, Michèle Dionne. " Chaque fois, c'était à l'occasion d'activités sociales, il y avait plusieurs centaines de personnes et je n'ai pas fait l'ob-jet de lobby", s'est-il défendu.

À la CAQ, on estime que le premier ministre Jean Charest devrait se soumettre lui-même au jugement du commissaire au lobbyisme.

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